Il y a bien longtemps que je n’avais pas acheté un kiosque. Ou que j’avais lu du Marvel en VF, d’ailleurs. Mais avec les nouveaux [nouveaux, nouveaux, nouveaux…] numéros un proposés par Panini, je me suis dit que j’allais tenter le coup avec  Les Gardiens de la Galaxie.

Pourquoi? Pour quelques menues raisons, à commencer par le fait que j’avais commencé en V.O deux des quatre séries proposées, et qu’elles m’avaient bien plu. Et par curiosité, voir s’il s’agit vraiment d’un bon point d’entrée pour le nouveau lecteur, après les événements de Civil War II.

On commence avec la série qui donne son nom à la revue, les Gardiens de la Galaxie [numéro 15 V.O] qui se retrouvent coincés sur Terre et séparés. La faute à Quill, qui a fait son Quill et n’a pas été tout à fait honnête avec son équipe. Mais plutôt que les Gardiens, on se retrouve dans un épisode de La Chose. On suit Ben Grimm qui promène sa mélancolie dans tout New York, essayant de se réadapter à une vie Terrienne qu’il a quitté précipitamment. Sans rien, ni maison, ni argent, il se retrouve avec des considérations bien terres à terre, comme s’habiller ou manger.

Heureusement, le S.H.I.E.L.D est là pour lui proposer un boulot! Il va d’ailleurs falloir arrêter avec ça. Faire jouer au S.H.I.E.L.D un rôle systématique de Deux ex Machina, ça devient lassant. En plus, tous les héros et vilains de la Terre vont finir par être des agents du S.H.I.E.L.D. Ça claque bien sur un C.V, mais ça me gonfle.

Une chose est sûre, néanmoins : Brian M. Bendis a réussi à faire transparaître l’amour que la population peut bien porter aux Fantastiques dans cet espèce de parcours initiatique que vit Grimm au fil de l’épisode. Et ça me fait me dire “Putain! Qu’est-ce que je lirais bien de nouvelles aventures des Quatre Fantastiques”! Alors, Marvel, on oublie les droits ciné et on retente le coup?

On poursuit la lecture avec Star Lord, qui suit les aventures de Peter Quill, coincé sur sa planète natale, mais où il n’a aucune conscience des codes sociaux à adopter. Ne connaissant personne, il va tomber par hasard sur Logan et, forcément, ça se terminera en bagarre de bar.

Chip Zdarsky nous livre un scénario assez sympa sur ce demi-humain se retrouvant sur sa planète avec laquelle il n’a pas forcément d’atomes crochus. En manque de relations sociales, c’est, comme dans la série précédente, une quête du soi que mène Quill.

Malgré une histoire centrée sur les interactions entre personnages, je ne pense pas que Star Lord ait les épaules pour maintenir une série solo sur le long terme, surtout coincé sur Terre. Qui plus est, le dessin n’est pas franchement génial et nuit un peu au titre. Et je ne parlerai pas de la traduction qui aurait mérité mieux. Comment ? J’en ai parlé ? Au temps pour moi.

La troisième série, Gamora, est LA bombe de cette revue. Mini en cinq numéros, alors qu’elle était prévue en régulière, elle aurait d’ailleurs mérité une parution à part, pourquoi pas en format cartonné. Il faut dire que les dessins de Marco Checchetto sont superbes et dynamiques à la fois. Visuellement, déjà, c’est une réussite.

Côté scénario, ce premier numéro met en place l’histoire de la vengeance de Gamora sur les Baddoon, avec ni plus ni moins que l’extinction totale de la lignée royale ! Pour avoir suivi la série en V.O, c’est la suite qui va dépoter sévère. Nicole Perlman nous propose une histoire bien construite et vraiment cohérente avec le caractère de Gamora, explorant en plus ses relations avec Thanos et Nébula.

Le magazine se termine avec Rocket Raccoon, le raton-laveur le plus violent de la Galaxie ! Là encore, on oscille entre la quête de relations à construire et trouver sa place sur Terre pour cet ancien membre d’une équipe. Malgré quelques petits moments assez fun, le titre ne m’a pas vraiment emballé. Trop convenu, certainement.

Les séries de cette revue se complètent et ont une certaine cohérence dans les thèmes abordés, à part Gamora qui se situe, chronologiquement, à un autre moment. La série sera d’ailleurs remplacée ultérieurement par I am Groot.

Ce qui nous ramène toujours au même problème de séries annulées, modifiées, relaunchées, etc. Si Panini ne fait qu’essayer d’adapter sa politique éditoriale au matériel original U.S, c’est plutôt après Marvel que j’en ai. À force de courir après les spectateurs du MCU, on perd les lecteurs de longue date. Autrement, oui, un nouveau lecteur peut commencer à s’intéresser aux Gardiens (séparés) avec ce titre.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inline
Inline