Bonjour à vous,

Aujourd’hui, chose devenue rare, c’est comics pour moi et plus particulièrement « L’épée Sacrée », de Gabriel Rodriguez au scénario et au dessin, ainsi que Lovern Kindzierski pour la colorisation, paru chez Delcourt.

Pour ceux qui lisent régulièrement ce que j’écris, vous savez que j’ai tendance à vouloir rationaliser le rendu de l’œuvre et donner ainsi les points négatifs ou positifs quand j’ai aimé ou non une œuvre, afin que chacun puisse choisir en son âme et conscience. Dans le cas présent cependant, vous allez vite constater que ça va être bien différent…

Sur le papier, l’histoire de L’épée Sacrée promet des choses divertissante. Avalon, jeune fille se voyant promettre à un grand destin, affublée d’une lame des plus puissantes et ce, afin de terrasser l’envahisseur qui souhaite envahir son monde.

Simple, rapide et efficace, le rendu final donne pourtant un goût qui se trouve être bien loin des attentes. 

Pour être honnête, je n’ai à aucun moment compris l’intérêt de l’œuvre, que ce soit dans ses ambitions, comme dans ce qu’elle propose artistiquement parlant.

La narration, dans un premier temps axée de manière à nous donner la sensation d’assister au récit d’une fable légendaire, est fade. En de nombreux moments, les différents acteurs de l’histoire parlent et font référence à des événements, des personnages ou divers autres détails de l’univers dont on ignore l’existence et dont on se fout, pour une raison très simple : à aucun moment le monde de L’épée Sacrée ne semble vouloir prendre la peine de se montrer un minimum bienveillant pour le lecteur. L’histoire se déroule, les personnages interagissent et on assiste impuissant à une histoire qui veut qu’on la pense épique et légendaire, alors qu’il n’en est finalement rien.

Je me suis profondément ennuyé tout du long, tant je ne comprenais pas à qui s’adressait le récit, mais une chose était certaine, ce n’était pas à moi.

En voulant emprunter des éléments à la légende arthurienne, l’œuvre se perd dans un semblant de clone spatial dont il manquerait l’essentiel, une âme.

Les personnages apparaissent et disparaissent, des « héros » s’imposent, mais aucun ne dégage d’attachement à la lecture. Peu importe ce qu’il se passe, c’est comme écouter quelqu’un qui se regarde le nombril parler, avec le message très clair que nous ne sommes de toute manière pas concerné par ce qu’il raconte.

Le seul point possiblement positif réside dans les dessins, qui restent agréables même si, encore une fois, rien de profondément marquant, ni original, ne s’en démarque. C’est plat, insipide et c’est bien dommage.

 

Vous l’aurez donc compris, je ne recommande à personne la lecture de ce comics, mis à part aux gens que je déteste profondément. L’existence même de cette œuvre m’échappe totalement, mais encore plus incompréhensible pour moi est sa traduction dans notre pays.

Si le nom de Gabriel Rodriguez a pu se faire connaître grâce à Locke And Key, je trouve ça dommage de compter la dessus pour espérer vendre des exemplaires de L’épée Sacrée par attente des fans ou par un quiproquo fâcheux.

Je suis donc navré de la violence de mes propos mais sachez qu’au moins, ça vient du cœur.


  • Titre: L’épée Sacrée
  • Album : 128 pages
  • Editeur : Delcourt (24 avril 2019)
  • Collection : DEL.CONTREBANDE
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 978-2413013570
  • Prix : 16,95€

    
HISTOIRE
5%
   
DESSIN
50%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
5%
    
AMBIANCE GLOBALE
10%

Catégories : Reviews VF