Je m’attaque aujourd’hui à un morceau relativement conséquent, car regroupant trois histoires différentes et qui pourtant forment un tout cohérent et, j’ose le dire, complémentaire.

Pour ce faire, je vais me pencher tout d’abord sur la mini série « Titans Hunt » (Publiée dans Justice League Univers 10 à 13) puis sur le one-shot DC Univers Rebirth (Disponible dans Récit Complet Justice League Hors Série 1 ou DC Univers Rebirth) et enfin sur la nouvelle série « Titans » et plus particulièrement son premier arc (Paru dans Récit Complet Justice League 1)

Comme toujours, le tout est publié par Urban Comics, qui s’occupe en France du catalogue DC Comics, entre autres.

Titans Hunt donc, écrit par Dan Abnett et dessiné de plusieurs mains par Paulo Siqueira, Geraldo Borges, Stephen Segovia, Jackson Herbert et Paul Pelletier, est une mini série en huit numéros. On y suit initialement des personnages solitaires, un trait de caractère symptomatique du New 52, qui avait tendance à faire se rencontrer les héros et vilains très rarement et jamais en grand comité. À tel point que l’essence même de l’univers DC, de tous temps regorgeant de pléthore de personnages, s’en voyait attaquée.

Si les thèmes et histoire pouvaient être plus sombres et tout aussi intéressants que ce qui avait été fait par le passé, le nombre de participants à cet univers semblait pittoresque.

Je n’ai évident pas tout lu de ce qui a été fait lors du New 52, pas encore du moins, et je ne peux donc pas donner de chiffre exact, mais néanmoins, le ressenti reste le même.

Un univers vide, justifié par le fait que les héros n’existent que depuis cinq ans, et de nombreux personnages totalement mis de coté ou dénaturés.

Si, à vous aussi, l’esprit familial de DC vous manquait, rassurez-vous, on en retrouve ici l’essence.

Comme je le disais plus tôt, l’histoire commence avec des personnages qui vivent dans leur coin, tels que Roy Harper alias Arsenal qui a vécu ses aventures dans les série Red Hood and the Outlaw puis Red Hood and Arsenal, toutes deux inédites en France, mis à part quelques numéros de la première série, parus lors du crossover « Death of the family » dans les magazines Batman Saga.

Pas de panique cependant, aucune mention n’est faite de ces deux séries et aucun prérequis n’est donc nécessaire concernant Arsenal.

Seuls certains événements concernant Dick Grayson, alias Nightwing, nécessiteraient la lecture de la série Grayson (dans les tomes du même nom). Mais là encore, ce n’est pas obligatoire, les éléments étant tout de même évoqués.

C’est là que la série tire son épingles du jeu, car si elle ravira les lecteurs de longue date, elle est également réalisée de telle sorte que les nouveaux lecteurs puissent la lire sans se sentir perdu. Ces derniers auront par contre probablement plus de mal à réaliser la teneur des propos et des enjeux évoqués. Rien de grave, donc, mais la différence sur le fait d’apprécier ou non la série dans son ensemble pourrait se trouver là.

Je la recommande à tous, mais surtout au connaisseurs, qui sauront y déceler tout le plaisir, tant dans les personnages que j’ai tu par souci de surprise, que par les quelques clins d’œil aux Titans et notamment à leur toute première aventure de 1964. Tandis que les plus récents lecteurs y découvriront des personnages intéressants, une histoire sympathique mais vraiment intéressante pour sa dernière planche.

Et c’est ainsi que l’on arrive à DC Univers Rebirth, scénarisé par le si célèbre Geoff Johns, qui nous avais présenté le récit Flashpoint qui, lui, avait mené à la renaissance, soit le New 52. On retrouve aux dessins plusieurs artistes dont Gary Frank, Ethan Van Sciver, Ivan Reis et Phil Jimenez.

Avec ce récit, Geoff Johns tente de remettre le Flashpoint sur le devant de la scène.

Mes collègues ont déjà longuement donné leurs avis sur ce numéro et je ne vais donc pas m’étendre, d’autant que je rejoins leurs avis et que je ne souhaite pas non plus dévoiler l’intrigue.

Je terminerais donc en confirmant ce qui à été dit : c’est une lecture indispensable et tout simplement jouissive. Tout y est pour redonner espoir et envie. C’est plein de promesses, d’amour, et c’est une belle excuse auprès des lecteurs qui ont pu se plaindre depuis le New 52.

En effet, DC Comics à conscience des erreurs commises et veut reprendre le droit chemin pour notre plus grand plaisir.

Certains devraient en prendre de la graine.

Comment ? Vous avez dit Marvel ?

Suites aux événements de Titans Hunt et de DC Univers Rebirth, Titans voit le jour.

La série, toujours scénarisée par Dan Abnett et dessinée par Breth Booth, reprend la suite de Titans Hunt, sans en garder tous les personnages. Elle se sert également d’un élément annoncé à la fin de la mini série, survenu dans DC Univers Rebirth, et s’en sert de toile de fond pour continuer l’histoire.

Difficile d’en dire plus sans rentrer dans le spoil, d’autant plus que j’ai réussi à garder la surprise jusqu’ici et qu’il serait dommage de tout gâcher maintenant.

L’absence de quelques personnages de Titans Hunt n’est pas vraiment grave, les personnages les plus intéressants et mis en scène étant toujours là. On aurait juste aimé savoir ce qu’il sont devenus, la fin de Titans Hunt ne laissant aucunement présager leur absence. Peut-être que la suite de la série nous le dévoilera.

En ce qui concerne l’intrigue en elle même, bien que le charme opère au début, on se dit très vite que la réaction des uns et des autres est quand même bien trop facile et que l’explication trouvée ne suffit pas à réellement rendre le tout cohérent.

Cela dit, c’était sans doute nécessaire pour renouer avec quelque chose qui tient à cœur à DC Comics et que l’on avait tendance à voir de moins en moins.

L’esprit d’équipe, le vrai, celui qui nous fait sourire à la moindre discussion un peu cocasse et qui nous donne l’impression de voir des potes de toujours discuter entre eux.

Ça fait du bien et ça annonce clairement la couleur du DC Rebirth !

Et pour clôturer le tout, on a le droit, encore une fois, à une dernière page très intéressante, de par la révélations d’un nom. Je ne parle pas du personnage que l’on y voit apparaître mais bien du nom dit dans la première bulle.

L’excitation est pour moi complète et nul doute qu’anciens comme nouveaux lecteurs devraient apprécier également, excepté les aigris qui scandent que c’était mieux avant.

C’est peut être vrai, mais étant donné que le passé est derrière, le Rebirth me semble, pour ce début, un bon compromis entre le présent et le passé.