WTF ! Ou plutôt, NDD ! C’est exactement ce que je me suis dit après avoir terminé l’épisode 15 de Le Coq Gaulois ! Comment ? Vous ne connaissez pas les aventures de ce French-super-héros ? C’est une grave lacune à combler au plus vite.

Le Coq Gaulois, c’est tout d’abord un homme, Marcus Dickson, franco-américain, officier dans l’armée. C’est dans l’attentat du 11 septembre que périt sa famille, passagère de l’un des deux avions s’étant écrasés sur le World Trade Center. Accablé par la douleur et le chagrin, Dickson est aux portes de la folie. Réformé de l’armée, il embrasse une carrière de mercenaire, pour finalement finir interné. Victimes d’expériences médicales lors de son passage à l’asile, il deviendra fort et résistant : un véritable surhomme. Patriote jusqu’au bout, il endossera alors l’identité du Coq Gaulois pour défendre les intérêts de la France partout où ce sera nécessaire.*

Ce numéro 15 voit Le Coq Gaulois reconnu officiellement en tant que héros par la Nation. Comble de la malchance, alors que Anne Hidalgo lui remet les clefs de Paris, Le Clown Sanglant, un terroriste homicide, annonce qu’il retient plus de cinquante personnes en otage. Il met au défi le Coq Gaulois de l’arrêter.

En seulement 12 pages petit format, c’est une révolution qui tombe sur cette série. En effet, lors des épisodes précédents, écrits et dessinés principalement par le créateur du personnage, Pascal Pelletier, on sentait que l’aspect militaire du personnage était vraiment mis en avant. Si, du fait que Pelletier est lui-même militaire, on sentait que le propos était véridique et vraisemblable, on se rapprochait plus des récits « de guerre » que du genre super-héroïque. Si c’était cohérent avec le personnage et son environnement, ça restait néanmoins un segment de niche, dans la niche occupée par le French Comics lui-même.

Au scénario de cet épisode, Emmanuel Beaudry fait entrer le Coq Gaulois de plain pied dans le genre super-héroïque. L’épisode se dévore à la vitesse grand V et fait passer Dickson [et les lecteurs] par une foule d’émotions et d’événements à contre-pied les uns des autres. Même si l’on peut regretter le nom du vilain faisant immanquablement penser au Joker et son look à la Oxymoron, force est de constater que l’histoire fonctionne très bien. De plus, renouant avec les écrits de Pelletier qui s’inspirait de l’actualité pour les aventures de son héros, cet épisode est très précis temporellement et en phase avec son époque.

Changement également au dessin, avec le nouveau poulain des Studios Galaxie Comics : Handy Bigozor. Et on peut dire que ça n’a rien à voir ! Bigozor a un style vraiment unique, entre le street art et la caricature. On aime ou on déteste, mais moi, j’adore ! Les planches sont énergiques et colorisées de façon bien particulière, de façon à distiller une ambiance vraiment à part.

Le Coq Gaulois est une série à découvrir si vous ne la connaissez pas encore. Ce nouvel épisode est le point d’entrée parfait pour les nouveaux lecteurs. Si vous connaissez déjà la série, n’hésitez pas à poursuivre l’aventure. Vite, la suite !

*L’origine du Coq Gaulois est racontée dans le Tome 1 Le Premier Patriote


1 commentaire

V-Twin Sisters #1 {Review] | Comicsovore.com · 4 octobre 2017 à 19 h 14 min

[…] Sans dénigrer le travail de l’éditeur, sa principale publication est: Le Coq Gaulois qui mérite certes le coup d’œil pour ce qu’il est et représente: la France! Mais hormis cela  l’ensemble des histoires ont toujours peiné à nous convaincre hormis le numéro 15, mettant en avant un nouveau dessinateur, qui a donné un tout autre aspect au personnage. Par ailleurs, pour découvrir ce 15ème numéros qui je pense est une bonne porte d’entrée po… […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inline
Inline