Il y a déjà quelques mois je vous avais parlé du film Jem and the Holograms, film pour pré-adolescentes accros aux réseaux sociaux. Aujourd’hui, c’est la série comics initialement publiée chez IDW qui débarque chez Glenat avec son Tome 1. N’écoutant que mon courage, j’ai lu le volume d’une traite!

Pas de grands changements dans l’histoire des origines du groupe et de sa star. Les sœurs Benton ont un groupe, « Les Hologrammes », mais Jerrica, la chanteuse et compositrice, est trop timide pour monter sur scène. Pendant un orage elle découvre Synergy dans le bureau du paternel défunt. Il s’agit d’un hologramme capable de projeter d’autres hologrammes. Jerrica se transforme alors avec son aide en Jem, pour affronter les Misfits dans un concours de chant.

Voilà, voilà, pour l’histoire. Dans les six épisodes que regroupe ce volume un, c’est à peu près tout ce qu’il se passe. On sent que Kelly Thompson est attachée aux personnages, enfin, surtout à Kimber qui se révèle être la pierre angulaire de ce récit. Mais malgré ça, c’est mou. L’action avance au ralenti et, pour ma part, je n’éprouve aucune empathie pour les personnages.

Au dessin, Sophie Campbell se démène et nous livre des pages flashy à la composition psychédélique, notamment dans l’illustration des chansons des deux groupes. Ces séquences sont rythmées et conviennent parfaitement à un comic musical. Le reste du dessin est gentillet, et les personnages ressemblent à de vrais gens : pas de bombasses hyper-sexuées dans des collants moulants. La dessinatrice est talentueuse et restitue parfaitement le côté girly/ado des personnages.

Le ressenti reste toutefois mitigé une fois le volume fini. On a l’impression que l’auteur a voulu en faire trop sur certains côtés, mais qu’en contrepartie il ne s’est rien passé. Comme le souligne Thompson dans la préface, la nostalgie est une arme à double-tranchant, et je pense que je ne suis pas du bon côté de la lame.