L’été, c’est bien : on peut en profiter pour voir les séries qu’on a loupé durant le reste de l’année. Du coup, pour moi, la séance de rattrapage a été pour la saison une de iZombie.

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Alors, iZombie, ça raconte quoi ?

Une étudiante en médecine stakhanoviste, Olivia Moore, s’accorde (enfin) une sortie entre filles. Malheureusement pour elle, la fête dégénère car une nouvelle drogue de synthèse entraîne la transformation de ses consommateurs en zombies. Liv, de son petit nom, est infectée et se réveille avec une soudaine fringale de cerveaux !

Son état de zombie n’étant pas compatible avec un boulot de médecin, elle prend un job à la morgue où c’est du cerveau en open bar pour elle. La consommation de matière grise entraînant des rémanences de souvenirs de leurs anciens propriétaires, Liv se fait alors passer pour une médium auprès d’un inspecteur qu’elle va aider dans ses enquêtes.

Bon, soyons clairs, si vous êtes fans de The Walking Dead et de zombies putrides qui bouffent de l’humain à tout-va, iZombie n’est pas pour vous. On ne voit qu’un seul zombie dégueu (et encore, pas très avancé en matière de pourrissement) sur toute la saison. Car dans la série, les zombies sont beaux, vêtus de costards à dix mille balles, et se baladent parmi nous… Leur seule différence étant la peau blafarde et les cheveux blonds/blancs (vive la teinture et l’auto-bronzant) et leur régime alimentaire.

Et c’est justement cette constance des zombies, même dans la mort, qui fait la force de l’histoire. Un salaud reste un salaud, même non-mort. Blaine, le méchant de l’histoire était pourri de son vivant, pourquoi changer une fois transformé en zombie ? Mis à part le fait de profiter de ses nouveaux “dons” pour être encore pire ?

Ce n’est donc pas Buffy contre les zombies, et si je devais la comparer à une autre série, je pencherais plutôt pour Forever, et son médecin légiste immortel qui aide à résoudre les enquêtes grâce à la connaissance qu’il a accumulé au fil des siècles. Nous sommes clairement face à une série policière : remplacez les cerveaux par de la drogue et on peut reprendre exactement la même recette [de ravioles de lobe temporal au pesto].

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Et malgré tout… la mayonnaise prend. On se sent bien dans cette courte saison (13 épisodes) à regarder Liv changer de personnalité à chaque cerveau qu’elle ingurgite. L’actrice, Rose McIver, tient plutôt bien son personnage et est attachante. Le fil conducteur tient la route et les seconds rôles sont convaincants. Le petit ami se révèle finalement ne pas être que l’archétype du beau gosse parfait et vit une vraie descente aux enfers dont le point culminant est la révélation de la nouvelle condition de Liv. Ravi, le Dr en chef de la morgue, est excellent dans son rôle de “faire-valoir comique” et Blaine est, comme je l’ai dit plus haut, une vraie pourriture. Seul le détective Clive Babineaux fait tâche, car il manque vraiment de profondeur.

En conclusion, plus qu’un Night of the Living Bridget Jones, je me suis retrouvé devant une agréable petite série sans prétention. Ça rassemble tous les codes connus du zombie et de la série policière en les mélangeant pour nous servir un produit frais qui se déguste comme un sorbet.

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