C’est lors de la séance de dédicaces se déroulant chez Pulp’s Comics, à Paris que j’ai eu l’occasion de rencontrer le créateur de Lady Mechanika, Joe Benitez. Arrivé en avance il était accompagné de la pulpeuse Tia Maria, qui a donné vie pour nous à l’héroïne de comics Steampunk. Très disponible pour ses fans, même ceux n’ayant que quelques notions d’anglais, il a bien voulu répondre à quelques questions pour Chroniques Comics.

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Cyriake : Bonjour, Joe. Vous avez débuté avec la série Weapon Zéro, ou tout du moins, vous vous êtes fait connaître avec cette série que vous avez co-créé sous le label Image comics. Vous avez depuis lancé Lady Mechanika il y a quelques années. Que pensez-vous de l’évolution des séries en creator-owned ?

Joe Benitez : C’est beaucoup plus facile dorénavant. Le procédé, depuis que j’ai commencé chez Image, est devenu beaucoup plus simple. Pour Weapon Zero, je n’étais qu’un employé de Top Cow, et tout ce sur quoi je travaillais, et créais était leur propriété. J’ai d’abord créé Wraithborn en 2005, et ça s’est beaucoup simplifié depuis.

Cyriake : Justement, c’est beaucoup plus facile qu’avec votre premier comics en creator-owned, Wraithborn ?

Joe Benitez : C’est surtout que je connais beaucoup d’artistes qui ont franchi le pas du creator-owned. Il m’est donc plus facile d’en discuter avec eux. Auparavant, il fallait faire des recherches sur la façon de tout mettre en place. Maintenant, en en parlant avec eux, je peux leur demander le meilleur moyen de trouver les meilleurs interlocuteurs, à tous les niveaux de production. Je connais les tenants et les aboutissants du creator-owned par ce que je sais à qui demander.

Cyriake : Comme une communauté ?

Joe Benitez : Oui, je connais tellement de monde que ça facilite les choses.

Cyriake : Vous êtes, à la base, un dessinateur. Avec Lady Mechanika, vous assurez également le scénario. Qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous, d’illustrer les scenarii d’autres auteurs, ou les vôtres ?

Joe Benitez : J’ai pendant longtemps travaillé en mettant en images l’interprétation qu’avaient les auteurs de leurs scripts. J’ai gagné plus de respect lorsque j’ai commencé à écrire moi-même des histoires. Ce n’est plus simplement faire de jolis dessins, c’est raconter une histoire qui soit convaincante. Mais j’ai heureusement un partenaire d’écriture qui m’aide à tout mettre en place. Et avec son aide j’ai réussi à dépasser les difficultés de l’écriture. C’est la première fois que raconte une histoire totalement, il fallait donc que ça fonctionne.

Cyriake : Ce ne sera pas la dernière ?

Joe Benitez : Non. Mais le procédé est totalement différent.

Cyriake : Le fait d’être un cover artist vous a permis de vous essayer à de nombreux personnages et univers. Je crois que vous n’avez jamais travaillé pour Marvel : seriez-vous intéressé ?

Joe Benitez : La seule chose que j’ai fait pour Marvel était un crossover dans les années 90 appelé Devil’s Reign. C’est la seule fois où j’ai travaillé sur des personnages Marvel. Ce n’est pas après que je ne sois pas intéressé, mais je ne crois pas qu’ils m’aient jamais contacté pour travailler pour eux. Mais il y a une histoire là-dessous et je crois que je ne suis pas le bienvenu.

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Cyriake : Vous avez fait les couvertures pour Legenderry. Cette série est-elle une sorte d’hommage à Lady Mechanika, ou est-ce différent ?

Joe Benitez : C’est totalement différent. J’ai été approché car il s’agit de Steampunk et je fais du Steampunk. Je suis contacté par beaucoup d’auteurs de comics, ou d’éditeurs Steampunk qui se disent “Hé, c’est le gars qui fait Lady Mechanika, on doit l’inclure à notre projet”. Nick Barucchi (président de Dynamite Entertainment) est un ami, et c’est pour ça que je les ai faites.

Cyriake : Pour terminer, avez-vous l’intention de publier Lady Mechanika en Français ?

Joe Benitez : Nous travaillons dessus en ce moment même. Nous sortons le numéro cinq  le 25 mars, et une fois que nous aurons réuni le tout en recueil, nous avons été approchés par plusieurs éditeurs français. Ce sera certainement publié au format album. Le procédé est en cours.

 

La rencontre s’est terminée par une discussion informelle sur leur séjour en France où j’ai appris qu’après avoir essayé les cuisses de grenouille, ils allaient tenter les escargots. J’ai également pu faire quelques photos et ai eu droit à un sketch de Lady Mechanika.

 

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Un grand MERCI à Cyriake pour avoir joué les apprentis reporters et nous proposer ainsi une super interview sur Chroniques Comics.


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