Qu’on se le dise clairement, plus je lis du Mark Millar, plus j’ai l’impression de me faire avoir ! Encore une fois, pour être rapide, Huck se lit comme une histoire de Superman déguisée.

Enfin plus exactement deux histoires. Dans la première, les premières questions posées par Millar et l’orientation que prend le scénario nous font penser à une origin story de notre Superman. Clairement, Huck est un gars hyper balaise, qui saute très haut, est indestructible, un homme d’acier en somme. Il vit à Smallville, euh, non, Padan, mais bon, c’est kiff kiff ! Il est donc à l’abri des regards et tout le monde prend soin de lui jusqu’au jour où tout ça change ! C’est à ce moment là que, d’une histoire de Superman classique, on a l’impression de lire Superman : Red Son, dans une Russie moderne. Clairement, un scénar pas vraiment recherché. Comme à sa fâcheuse habitude, Millar vend des pitchs de film et non des comics.

Heureusement pour moi Raphael Albuquerque est au dessin, et là ça fait plaisir. C’est très propre et j’aime vraiment beaucoup. Les couleurs sont superbes et au moins, si on se fait voler sur le scénario, on se sent moins floué sur ce point !

Malgré tout, c’est une histoire qui se laisse lire, sans trop de réflexion. La trame est connue d’avance et on voit la fin arriver à vitesse grand V, mais ça fonctionne. Si vous tombez dessus à un tarif correct et que vous cherchez un one shot rapide c’est fait pour vous, sinon vous ne ratez absolument rien. À part graphiquement, c’est une grosse déception pour moi.

 


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