Hero Corp 3 – Chroniques partie II. Avec un titre comme ça, contenant les mots Hero et Chroniques, on ne pouvait pas passer à côté. Qui plus est, la saison 5 étant la dernière, ça permet de continuer l’expérience sur un autre format.

Comme son titre l’indique, ce Tome 3 continue sur la lancée du précédent, proposant cette fois 3 histoires courtes scénarisées par Simon Astier lui-même.

Nous suivrons donc les aventures de Claudine qui va se retrouver scolarisée dans une école peu banale où elle devra se faire à la discipline imposée et se soumettre aux décisions de ses parents. Doug, lui, devra quitter son refuge pour renouer avec son métier d’avocat. Enfin, Mc Kormack passera un pacte qui le liera pour l’éternité.

L’avantage d’avoir Astier au scénario est que les interconnexions entre la B.D et la série sont plus facilement compréhensibles, même si on n’a suivi tout ça que de loin. Si quelques raccourcis narratifs sont parfois empruntés et gênent un peu la compréhension, l’ensemble se tient et est agréable à lire. Claudine lorgne sur les récits pulps/horrifiques et donne envie d’en savoir plus sur le personnage, qu’on verrait bien employé en tant qu’anti-héros dans un comic régulier. Doug propose une histoire assez dispensable et pas franchement réussie, tandis que Mc Kormak nous sert un pseudo-highlander qui fait néanmoins le lien avec la série télé et l’univers Hero Corp, plus particulièrement. Toutes les histoires ont un côté petit format en noir et blanc [mais en couleurs], style « L’inattendu » ou « Il est Minuit… » assez savoureux, le côté moderne en plus. Mais ce qui fait le sel de ces histoires, ce sont les dialogues. Affûtés et précis, utilisant un langage « normal » peu utilisé en B.D, ils font mouche à chaque fois. Et rien que pour ça, Astier peut lancer sa reconversion !

Francesca Follini est déjà rodée au comic après avoir œuvré sur Superworld. Du coup, ces super-héros au quotidien sont dépeints avec beaucoup de réalisme. Loin de poses exagérées propres au genre, c’est sur la vie quotidienne qu’est mis l’accent, avec un découpage classique. Tout bascule pourtant sur certaines planches à l’action plus énergiques, où là, un grain de folie s’installe dans le découpage, ou les mimiques des visages des protagonistes, allant jusqu’au cartoony. Dans un style French Comics [Italien, pour le coup], ce volume n’a pas à rougir des capacités artistiques de sa dessinatrice.

Si vous ne connaissez pas la série, vous risquez de passer à côté de l’intérêt de ce troisième Tome de Hero Corp. S’inscrivant dans la droite ligne de la série, ce volume devrait cependant ravir les fans. Ça tombe bien, c’est à eux que ça s’adresse !


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