Je n’ai jamais été vraiment fan de Green Lantern. Par contre, les productions estampillées “Terre Un” ont toujours prouvé qu’elles étaient de qualité, même si elles s’inscrivaient hors-continuité. Du coup, ce nouveau Green Lantern Terre Un a 50% de chances de me plaire.

 

Hal Jordan est un mineur spatial. Ex de la NASA, déçu par la Terre, sur laquelle il n’a pas mis les pieds depuis longtemps, il a préféré se reconvertir. On ne change toutefois pas le caractère de quelqu’un comme ça et il continue à n’en faire qu’à sa tête. Du coup, lorsqu’il doit abandonner son boulot actuel pour rentrer sur sa planète, il fait un peu de rab’ et tombe… sur un vaisseau spatial! À l’intérieur, un alien violet mort, portant à son doigt un anneau vert. Rien ne pouvant se passer sans anicroche, d’explosion en mort violente de son équipier, Jordan se retrouve dans l’espace à pouvoir survivre avec seulement son anneau à la main. C’est là qu’intervient un robot resté coincé dans le vaisseau extra-terrestre, un Manhunter. Après une bataille homérique, Jordan perd conscience et se retrouve sur une planète alien en compagnie d’un autre Lantern : Kilowog.

 

Corinna Bechko et Gabriel Hardman revisitent les origines de Green Lantern en y apportant des changements sur le fond et la forme. Là où Jordan se voit remettre l’anneau dans la continuité classique, il le dérobe au cadavre d’Abin Sur dans cette nouvelle itération. Ce comportement est d’ailleurs en parfaite cohérence avec son état d’esprit de rebelle et colle à une interprétation plus vraisemblable du personnage. Loin du héros de l’aviation digne de protéger son secteur, c’est un homme, somme toute comme les autres, qui s’octroie le pouvoir de l’anneau.

Dans le reste du volume, toutefois, Jordan redevient peu à peu l’archétype du super-héros, montrant que l’humain est à même de fédérer toutes les races aliens et un Corps des Green Lantern complètement dissous. Alors oui, les auteurs font ainsi évoluer le personnage, mais il me manque une certaine cohérence dans l’unité de temps, entre son apprentissage en tant que Green Lantern et l’attaque sur la planète de Kilowog par les Manhunters.

 

Au dessin, Hardman assure la partie graphique avec un trait sombre et torturé, plus proche de Jae Lee ou Bill Sienkiewicz. Et ça fonctionne! Loin d’une représentation classique du super-héros, ça raccroche encore plus à la dimension humaine de l’épopée de Jordan. On est plus proche d’un univers à la Alien que de ce que peut nous proposer DC habituellement. Pour le coup, ça rajoute une touche de crédibilité à l’histoire. Ajouté à ça un découpage très orienté S.F également, et on nage dans une ambiance visuelle qui ferait oublier les (quelques) défauts.

 

Ça se confirme, j’aime vraiment la gamme Terre Un. Une fois de plus, cette réinterprétation d’un héros classique remet le personnage au goût du jour, plus que n’importe quel reboot. Je ne garantis pas que les fans de Green Lantern apprécieront, mais, en ce qui me concerne, c’est carton plein!

 


  • Titre:Green Lantern Terre Un
  • Album : 144 pages
  • Editeur : Urban Comics (18 octobre 2019)
  • Collection : DC Deluxe
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 9791026817413
  • Prix : 15,50€

    
HISTOIRE
85%
   
DESSIN
85%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
80%
    
AMBIANCE GLOBALE
0%

 

Catégories : Reviews VF