Le feuuu ça brûûûle, et l’eau ça mouille… Non ?

Au feu les pompiers, v’la la maison qui brûle… Toujours pas ?

Come on baby, light my fire… J’abandonne.

Cette tentative d’humour pour vous annoncer qu’aujourd’hui on va parler d’un héros tout feu tout flamme, Shinra, nouvelle recrue de la Fire Force, qui fait ses débuts dans ce Tome 1.

La combustion spontanée fait des ravages ! Des êtres humains de toutes origines s’enflamment au hasard et ravagent tout sur leur passage. Pour faire face à ce phénomène, des brigades de pompiers un peu spéciales ont vu le jour. Nous allons suivre Shinra, nouvelle recrue de la 8ème Brigade chargée de gérer les combustions spontanées. Mais Shinra, comme la plupart des membres de ces brigades, n’est pas un pompier ordinaire : c’est un « troisième génération ». C’est à dire qu’il a la capacité de produire et manipuler le feu. Si sous souhait le plus ardent est de devenir un héros, un drame familial entache néanmoins sa jeune vie, lui ayant valu le surnom de « démon ». À lui de s’intégrer dans sa nouvelle brigade et de faire ses preuves !

À la fois écrit et dessiné, comme bien souvent, par un auteur unique, Atsushi Okubo, ce premier Tome nous présente un parcours initiatique « classique » de jeune héros. Émaillés de flash-backs faisant peu à peu la lumière sur son passé et le drame qui l’a touché, les cinq chapitres du Tome permettent d’installer correctement les personnages et leurs différents traits de caractère. D’ailleurs, si chacun des membres de la 8ème Brigade a une caractérisation presque caricaturale au début, on sent que c’est voulu de la part de l’auteur, de façon à bien le présenter au lecteur, pour ensuite creuser un peu plus dans sa psychologie.

C’est sur la thématique que Fire Force se démarque. En effet, à ma connaissance, mis à part Les Pompiers, et Ash, c’est la première B.D consacrée aux soldats du feu. Même s’ils ont une spécialisation un peu particulière, allant jusqu’à intégrer une bonne sœur dans leur groupe. C’est d’ailleurs ce qui me dérange toujours un peu dans les manga : cette imagerie chrétienne de la religion (sœur, église, prières, représentation du Diable). Néanmoins, il faut pourtant reconnaître que ça permet de présenter des dessins qui en jettent.

Et les dessins permettent de donner à ce titre un aspect steampunk du plus bel effet, renforcé par les détails apportés à l’église servant de Q.G à la 8ème Brigade, notamment. Le reste du dessin est dynamique et précis, avec toutefois un petit problème de proportions sur les personnages, surtout lorsqu’ils sont représentés en pied. On n’échappera pas non plus à un peu de fan service, la nudité de certains personnages féminins et les sessions de « tripotage malencontreux » n’apportant rien à l’histoire.

C’est sur les visages, et les expressions faciales, qu’Atsushi Okubo se démarque. Très expressifs, ses personnages crèvent le cadre de la bulle pour toucher le lecteur, ne serait-ce que par un simple regard. Cela créée immédiatement une connexion avec le lecteur qui s’attache rapidement aux protagonistes du manga.

Si le titre est plutôt léger dans son ensemble, les « torches humaines », et les conséquences de leur combustion, apportent pourtant un sentiment de noirceur et de maturité au titre plus que bienvenue, tant au niveau scénaristique que graphique. Sans faire le yo-yo entre différends styles, la combinaison de toutes ces influences rend Fire Force agréable à suivre.

Le Tome deux est déjà disponible, le trois sort le 8 Septembre et le quatre est prévu pour le 3 novembre prochain.

Kana vous propose de lire gratuitement le premier chapitre en cliquant ici.


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