Snake Plissken. Ce seul nom suffit à éveiller en moi des souvenirs de vieux films d’action chers à mon cœur. Après s’être enfui de New-York, puis de Los Angeles, le héros borgne aux gros bras est revenu pour poursuivre sa tâche dans les comics. Publié chez Boom ! aux États-Unis, les Éditions Réflexions ont eu la bonne idée de tenter l’aventure chez nous avec deux Tomes déjà parus. Et aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le second, sous-titré “Escape from Siberia”.

Après un premier volume où il s’évadait de Floride et empêchait de justesse une nouvelle guerre mondiale, Snake se retrouve parachuté en Sibérie. Il va dans un premier temps devoir survivre au froid glacial et aux soldats Russes, avant de s’acoquiner avec une troupe d’élite de l’armée U.S. Bien malgré lui, et pour pouvoir quitter la Russie, il devra les aider à mettre la main sur un train bourré d’armes. Ce faisant, il rencontrera d’anciens ennemis, pas forcément là où il les attendait.

Pas de surprises pour ceux qui ont lu le premier tome : ça castagne, Plissken est un enfoiré de première accro à la clope, et les ennemis sont partout et n’ont aucun sens de l’honneur. Christopher Sebela continue sa description d’un monde sans foi ni loi, où Snake, l’anti-héros par excellence, se révèle être beaucoup plus noble que ce qu’il veut bien laisser croire. Les (més)aventures qui surviennent au héros à un rythme régulier permettent de bien doser les quatre numéros que forment ce volume. On regrettera cependant certains raccourcis narratifs dans le déroulement de l’histoire, néanmoins moins gênants que dans le Tome un. Beaucoup plus orienté action que le précédent, ce volume fait la part belle aux scènes de guerre et aux combats.

Pour illustrer tout ça, justement, Diego Barreto se débrouille plutôt bien. Son dessin est punchy et bénéficie d’un découpage plutôt dynamique, n’hésitant pas à faire sortir le dessin de la case pour renforcer le mouvement. Snake ressemble à Kurt Russell et ses personnages sont crédibles. On peut regretter le desing de l’un des personnages, portant une armure issue du croisement entre Iron Man et un oursin. Par contre, gros délire au début de l’histoire avec Snake Plissken chevauchant un ours, en référence au photomontage de Poutine dans la même position.* Pour le reste, l’histoire est parfaitement lisible et n’a pas à rougir de sa partie graphique.

Escape From New-York Tome 2 se révèle donc être une lecture agréable, surtout comparé à un premier Tome un peu plus poussif et brouillon, narrativement parlant. S’il est sympa de retrouver le personnage d’un film culte en comic, je reste néanmoins dubitatif sur l’intérêt de la série sur le long terme. En effet, j’ai peur que le concept “Escape From…” ne finisse par s’épuiser ou devenir répétitif. En attendant, ça m’a donné envie de revoir les films et c’est déjà un bon point !

* Je vous invite à faire une simple recherche sur internet, c’est à pisser de rire tout ce qu’on peut trouver !


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