Bonjour et bienvenue à tous dans les Dossiers de GL ! Cette semaine, une nouvelle review VF avec le tome 7 de la série East of West, de Jonathan Hickman et Nick Dragotta ! Quelle ne fut pas ma surprise en apprenant que j’étais le premier à parler de ce comics, ici ! Pour ceux qui ne connaissent pas, la série présente une uchronie dystopique dans laquelle la Guerre de Sécession a été brutalement interrompue pour laisser place à une paix bancale entre Sept Nations : l’Union, la Confédération, le royaume Noir-Américain, la Nation Infinie des Indigènes américains, la République Populaire d’Amérique des exilés chinois, et la République des séparatistes texans. Nous nous retrouvons donc dans le futur de ce monde apocalyptique, quand les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse se réveillent pour mettre en place la fin du monde.

Le tome 6 marquait la fin de l’an 2 de l’Apocalypse, et ce tome 7 commence donc sur les chapeaux de roues : la tension monte et la guerre est partout ! On sent que tout va s’accélère et que tout commence à s’imbriquer, et ça se ressent au simple fait que l’on peut voir, dans ce tome, toutes les Nations, sans exception. Les jeux politiques entraînent des affrontements sans précédent, et les conséquences sont nombreuses.

Les dessins de Dragotta sont toujours aussi bons, et la colorisation de Frank Martin — bien que parfois un peu lisse — donne un ton tout particulier au comics et crée une nette distinction entre les différentes nations présentées. L’histoire de Jonathan Hickman prend son temps mais nous maintient dans une ambiance forte et une situation sur le point d’exploser. En vérité, tout est réuni pour faire un très bon tome, dans la lignée des précédents.

Cependant, le plus gros défaut de la série, c’est sans aucun doute sa complexité par rapport à sa fréquence de parution. En effet, l’univers est riche et les relations entre les nations et les différents personnages sont aussi nombreuses que bien écrites. Le souci, c’est que la fine équipe derrière cette série met parfois trois à quatre mois pour sortir un chapitre. Et malgré les efforts d’Urban Comics pour maintenir le rythme (le tome 7 est sorti en France à peine trois mois après la parution du dernier chapitre du tome aux US), force est de constater que le temps de latence entre chaque tome rend la continuité complexe à suivre. Replonger dans le bain des trames politiques sept mois après les avoir quittées n’est pas chose aisée.

Je pense personnellement que cette série méritera, une fois terminée, d’être lu d’une traite pour bien tous saisir (sans rien oublier, surtout).

Bref, pour ceux qui suivent cette série de comics, foncez prendre votre dose semestrielle ; et pour ceux qui ne connaissent pas, je vous le conseille très fortement ! Malgré le problème que je viens d’énoncer, ce bouquin comporte très peu de mauvais points, et son univers est excellent, pour qui aime la SF et les dystopies !

En revanche — si je peux me permettre de placer un message à Urban — une grosse interrogation m’est venue en reposant le tome, après l’avoir lu : pourquoi avoir mis Mort sur la couverture alors qu’il n’apparaît, en tout en pour tout, que sur une seule vignette (page 119) ?! Pas très importante qui plus est ; on le voit de dos, faire des ricochets sur un lac. Je n’ai pas vérifié depuis, mais je peux certainement annoncer sans me tromper que c’est le tome où on voit le moins le personnage phare de la série. Assez étrange, donc, de le placarder sur la devanture ! (Sauf peut-être pour nous consoler de ne l’avoir que très peu vu en lisant le comics) !

Sur ce, à dans deux semaines pour une nouvelle review !


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