Dracula – D’après Bram Stoker

Bonjour à vous !

Aujourd’hui, je vais vous parler comics. Cela fait un certains temps que ça n’a pas été le cas et c’est avec un certain plaisir que je me replonge dans l’exercice. Dracula, avec Roy Thomas au scénario et Mike Mignola au dessin (le papa de Hellboy), est un récit complet publié chez Delcourt. Si la couverture se targue du nom de Bram Stoker, le romancier à l’origine de l’histoire de Dracula, le comic book se trouve en réalité être une adaptation du film de Francis Ford Coppola, qui s’inspirait donc lui-même du roman. Autant vous dire que le comics garde la même trame que le film et ainsi donc les qualités et défauts qui lui sont rattachés. Ce contexte mis à part, que vaut le récit en tant qu’œuvre à part entière ?

 

Pour être tout à fait honnête, je n’avais absolument pas de souvenir du film. J’en suis venu même, avant lecture, à me demander si je l’avais vu un jour et je crois bien que non, avec l’histoire désormais en tête. C’est donc relativement vierge de tout à priori que j’ai lu le livre et je n’ai pas pu en faire de lien avec le film. J’ignore donc jusqu’à quel point la ressemblance entre les deux œuvres opère, mais je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que cela importe peu dans ce cas de figure précis.

Pour cause, si une adaptation de film en bande dessinée peut souvent revêtir un aspect plus commercial qu’artistique et être, donc, très discutable, nous avons ici le travail de deux artistes de talent, qui méritent à eux seuls la lecture. En effet, aussi ressemblant que puisse être le comics avec le rendu cinématographique, en termes de scénario, le visuel de Mignola ne peut tout simplement pas être comparable avec un rendu caméra. La mise en scène des textes de Thomas demeure également d’une justesse telle, qu’à aucun moment je n’ai senti que je lisais une adaptation de film. L’œuvre dans sa globalité dégage une aura totalement unique, que l’on ne peut rattacher au film que par l’intrigue générale et, sans doute, les visuels des protagonistes et des décors, mais le copié-collé est impossible.

 

Il m’est donc difficile de jouer au jeu des différences, étant donné mon absence concrète de repères, concernant le matériau sur lequel s’appuie le comic book. Quoi qu’il en soit, que vous soyez, comme moi, ignorant du film ou alors connaisseurs, le livre est fait pour vous. Sans en connaître quoi que ce soit, l’histoire se laisse savourer sans déplaisir et dans les deux cas de figure, les planches de Mignola sont tout simplement sublimes et accompagnent avec perfection l’ambiance gothique de Dracula. Ce serait également l’occasion pour ceux d’entre vous ayant vu le film de redécouvrir l’histoire sous le prisme nouveau de Roy Thomas et de sa narration, mais surtout de Mike Mignola et de son style si merveilleux.

 

Dans les faits, cela reste une histoire de Dracula et ne vous attendez pas à une quelconque relecture étonnante ou à des retournements de situation. C’est classique, sans réelle surprise, mais c’est réalisé de si jolie manière que l’on ne peut qu’apprécier jusqu’à la dernière page cette proposition des plus plaisantes, qui mérite sa place dans la bibliothèque de tout fan de comics.


 

  • Titre: Dracula – D’après Bram Stoker
  • Broché : 144 pages
  • Editeur : Delcourt
  • Collection : Contrebande
  • Langue : Français
  • ISBN-13 :978-2-413-01341-9
  • Prix : 4.90€

 

    
HISTOIRE
90%
   
DESSIN
90%
    
COLORISATION
90%
    
CARACTÉRISATION
90%
    
AMBIANCE GLOBALE
90%