Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, une review VF avec le premier tome du manga Dog End de l’artiste Yurikawa, paru en France chez (Dark) Kana le 5 octobre dernier !

         Le récit nous présente deux personnages que tout sépare, mais qui vont devoir faire équipe contre leur gré pour sauver la vie d’une jeune adolescente. D’un côté, Hatori Kiichirô, un jeune inspecteur, strict et coincé, qui ne cherche qu’à grimper les échelons de la police, et ce, en acceptant toutes les missions qu’on lui propose. De l’autre, Kuromaru Wakatsuki, un assassin légendaire, qui est las de tuer et qui souhaite prendre sa retraite, dans une cellule, aux frais de l’État. Ensemble, ils devront empêcher une bande d’assassins de tuer la jeune Mana, la fille illégitime d’Isao Jingu, que ce dernier a cependant désignée comme héritière de toutes ses richesses et de son pouvoir.

         Le scénario n’a clairement rien d’extraordinaire : on l’a déjà vu dans un tas de productions, que ce soit au cinéma, dans les jeux vidéo ou encore dans le médium qu’est la « bande dessinées » sous toutes ses formes. Mais alors que les questions sur la cohérence du scénario viendront peut-être çà et là vous gâcher votre lecture, on peut se rendre compte très vite que l’intrigue n’est ni la force, ni l’intérêt premier du récit. Car, à première vue, on peut se dire « comment la police a pu mettre la main sur un assassin aussi coriace que Kuro ? », ou encore « comment l’assassin peut-il avoir une arme cachée dans sa manche, alors même qu’il est enfermé dans une prison ? La police ne l’a donc pas fouillé avant de l’y placer ? ». Cependant, ici, même les personnages se rendent compte de l’incongruité du synopsis — au détour d’une conversation, l’un d’eux ira même jusqu’à dire « On se croirait vraiment dans un manga. » !

         Non, ce qui fait la force de ce manga, c’est la caractérisation des personnages, les extraordinaires talents des différents assassins qui viendront s’en prendre à Mana, le grand écart entre l’univers sombre et les assassins loufoques, ainsi que la qualité des scènes d’action. À dire vrai, j’ai passé un agréable moment à lire ce manga. Pas parce que j’ai été époustouflé par sa qualité, mais tout simplement parce qu’il est plaisant à lire pour ses combats fous, et la simplicité de son récit. En fait, j’ai aimé lire ce livre, de la même manière que j’apprécie regarder un film d’action un dimanche soir : le scénario est simple, sans prise de tête, et le récit est entraînant pour tout le reste. Les personnages auxquels on va s’attacher, les assassins qu’on aura hâte de découvrir, les combats exaltants qui s’enchaîneront… Tout ça rend le tout très divertissant. Qui plus est, je n’en ai toujours pas parlé, mais les dessins sont franchement sympathiques.

         Néanmoins, il faut savoir qu’avant de commencer à lire ce manga, je me suis un peu renseigné sur l’auteur (petit rituel : quand je ne connais pas l’auteur, j’aime bien chercher à savoir ce qu’il a fait précédemment). Et il s’avère que là, je n’ai pas trouvé grand-chose, si ce n’est que l’auteur semble n’avoir fait que des dōjinshi hentai — pour ceux qui ne le savent pas, le dōjinshi est un genre de magazine mettant en lumière les travaux d’amateurs, leur permettant de montrer leurs talents (une sorte de « fanzine » japonais) ; et le hentai est un type de manga à caractère pornographique. Je ne savais, donc, pas trop à quoi m’attendre de ce premier tome en le lisant, si ce n’est le risque d’avoir un sacré paquet de fan-service. Et au final, je ne vais pas vous le cacher : il y en a, mais pas forcément à outrance.

         Hormis les assassins sur lesquels l’auteur semble s’être bien amusé (un homme bodybuildé en justaucorps et deux femmes aux formes très généreuses), les personnages principaux sont traités de manière correcte. Le gros du fan-service de ce premier tome étant surtout porté par les deux femmes, Mia et Tôko, présentant leur homosexualité, dès leur première apparition, dans une scène de sexe torride, suivi de plan présentant sous différents angles leurs formes. On retrouve d’ailleurs l’attrait de l’auteur pour le fan-service sur la couverture cartonnée de l’ouvrage (que je vous propose ci-contre). Mais franchement, je m’attendais à pire, et ici, le fan-service ne vient en rien gêner la lecture.

         Le tome 2 sortira le 7 décembre (en fin de semaine prochaine, donc), et sans forcément être impatient de lire la suite, je la lirai avec beaucoup de plaisir.

         Sur ce, à dans deux semaines pour une nouvelle review !


  • Titre : Dog End, tome 1
  • Tankobon broché: 208 pages
  • Editeur : Kana (5 octobre 2018)
  • Collection : Dog End
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-2505071488
  • Prix : 5,95€

    
HISTOIRE
65%
   
DESSIN
85%
    
CARACTÉRISATION
85%
    
AMBIANCE GLOBALE
80%

Catégories : Reviews Mangas

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