Ça fait maintenant un bout de temps que je vous avais parlé de Divinity et de la déception ressentie à sa lecture. Du coup, j’ai vraiment mis très longtemps à lire Divinity II et III. Et si le premier volume était ennuyeux à souhait, la suite s’améliore.

Dans Divinity II, on suit la cosmonaute qui avait fait le voyage avec Abram Adams, Myshka. Après la défection d’Adams suite à sa rencontre avec l’inconnu, Myshka décide à son tour de s’abandonner à cette puissance. Elle revient alors sur Terre, l’esprit embrouillé et embrumé, décidée à prendre sa revanche sur son ancien compagnon et faire renaître la Russie Soviétique. Adams devra sortir de sa retraite volontaire pour la stopper.

Divinity III est la suite des deux premiers, sans qu’i y ait néanmoins de transition entre les volumes. Cette fois, c’est le troisième cosmonaute que nous suivons : Kazmir. Et là où Myshka s’est ravisée, lui a réussi. Bienvenue dans le Stalinevers! Mais un homme se rappelle du monde tel qu’il était avant d’avoir été manipulé, Colin King, alias Ninjak.

Comme dit en préambule, le scénario évolue et ne fait que s’améliorer au fil des volumes. Même s’il ne faut pas s’attendre à de grands développements à la Infinity [Gauntlet, War, Universe, Menu Mc Do, etc] on atteint, à mon avis, la quintessence de la série avec le Tome III. En effet, le traitement de cette uchronie par Matt Kindt, Jeff Lemire et consorts permet de voir les héros Valiant sous un autre jour. Si X-O est complètement raté, le Kommander Bloodshot est une pure jouissance! Tant au niveau de la caractérisation, basique, que du design. Une vraie machine à tuer lobotomisée et inféodée à l’idéologie communiste. Par contre, je crois que je peux affirmer que Ninjak et le personnage préféré de Kindt, vu qu’il s’en sert à toutes les sauces et lui permet de se dépatouiller de toutes les situations. Le Batman de chez Valiant, en somme!

Niveau dessin, Trevor Hairsine assure le job à la perfection sur les deux Tomes. Sur le III, certains des artistes guests sur les one-shot intégrés au volume s’en sortent un peu moins bien. Mais dans l’ensemble, c’est agréable à l’œil, lisible, avec quelques passages qui sortent vraiment du lot.

Je tiens d’ailleurs à en profiter pour mettre l’accent sur la politique éditoriale de Bliss qui réussit à nous proposer, dans l’intégralité des volumes proposés, quelle que soit la série, une lecture dans l’ordre chronologique. Il faut dire que Valiant aime bien ajouter pléthore de one-shots à ses events.

Ces deux volumes [enfin, surtout le III. J’aime les uchronies] m’ont réconcilié avec Divinity. Enfin, avec la série, pas avec le personnage que je trouve complètement inutile et raté. Le seul souci? Pour comprendre le III il faut se taper le I et le II…

Avec une amélioration constante dans le scénario, je suis, du coup, curieux de voir ce que va nous proposer la suite : Eternity.


  • Titre : Divinity II
  • Album: 136 pages
  • Editeur : Bliss Comics (23 février 2017)
  • Collection : Valiant
  • Langue : Français
  • ISBN: 978-2-37578-085-5
  • Prix : 14€

    
HISTOIRE
65%
   
DESSIN
85%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
60%
    
AMBIANCE GLOBALE
70%


  • Titre : Divinity III : Stalinvers
  • Album: 272 pages
  • Editeur : Bliss Comics (23 février 2017)
  • Collection : Valiant
  • Langue : Français
  • ISBN: 978-2-375-78038-1
  • Prix : 24.50€

    
HISTOIRE
80%
   
DESSIN
80%
    
COLORISATION
75%
    
CARACTÉRISATION
80%
    
AMBIANCE GLOBALE
85%

Catégories : Reviews VF

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