Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, nous allons parler de la collection de comics débutée en mars dernier par Hachette Collection : Deadpool – La Collection qui Tue ! Plus particulièrement, je vais revenir sur le premier envoi contenant les trois premiers volumes.

         Avant toute chose, rappelons qu’en plus des trois premiers tomes de la collection, le premier envoi contient aussi des cadeaux, et pas des moindres : le DVD du film de Tim Miller paru en 2016 et un mug fort sympathique aux couleurs de la collection. Par ailleurs, en s’abonnant, le troisième tome est offert (au lieu d’être à 12€99). Qui plus est, chose assez bien pensée, le dépliant présentant la collection forme, une fois déplié, un poster géant d’une superbe illustration de Patrick Zircher pour la série Cable & Deadpool (que je vous présente ci-contre). Pour terminer, les tomes, en plus de nous présenter les récits du Mercenaire Disert nous apporte des biographies de personnages, des interviews des auteurs et des galeries de couvertures nous permettant d’en apprendre un peu plus sur la création du personnage et de son univers.

         Passons à présent aux trois tomes, et commençons logiquement par le premier. Celui-ci est un recueil de deux histoires : Deadpool massacre Marvel et Deadpool massacre les Classiques. Ces deux séries en quatre parties chacune présentent deux intrigues reliées. Dans la première, Psycho-Man tente de contrôler l’esprit de Wade Wilson, mais son expérience échoue et fait ressortir une petite voix dans la tête du Mercenaire Disert qui lui propose de tuer tout le monde pour sortir du cycle « vie/mort/renaissance » dans lequel les héros et vilains de l’univers Marvel semblent être coincés. Nous voilà donc parti pour une effusion de sang, de meurtres et d’explosions ; et vous chercherez jusqu’à la fin qui il n’a pas tué et comment il va s’en charger. Après ce récit, Deadpool se rend compte qu’il ne doit pas juste tuer les super-héros, mais aussi tous les récits fondateurs : il part donc à la chasse aux classiques qui le mènera à affronter Sherlock Holmes, Mulan ou encore Beowulf. Je vous en dis pas plus et vous laisse découvrir ça par vous-même !

         En vérité, je trouve ce premier tome parfait pour débuter une collection sur Deadpool. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un récit n’ayant aucune influence sur la continuité. Mais aussi et surtout car je pense qu’il présente parfaitement tout ce qui définit le personnage : il est violent, très doué dans son travail, il blague de tout même quand ce n’est pas le moment, il a conscience d’être dans un comic et il sait que les lecteurs l’observent, et enfin, il est rejeté par tous les autres personnages de l’univers Marvel, le rendant triste, voire dépressif, ce qui fait de lui un personnage pathétique avec une tendance suicidaire. Et tout ça est dépeint dans ce récit, qui représente une superbe entrée en matière et une présentation parfaite du Mercenaire Disert.

         Passons à présent au second tome de la collection ; et quoi de mieux pour poursuivre la présentation de Deadpool que de nous présenter la série de la plus célèbre collaboration du Mercenaire : Cable & Deadpool !

         Dans cette série écrite par le cocréateur du mercenaire, Fabien Nicieza, met en scène la réunion difficile entre les deux personnages autour d’une affaire de secte, de laboratoires pharmaceutiques et de domination mondiale ! Le scénario un peu simple est très bien rattrapé par la complémentarité des deux personnages principaux : il nous est donné à voir la psyché très sombre et complexe de Cable, quand les blagues et les pitreries de Deadpool viennent détendre l’atmosphère. La relation entre les deux est très tendue et l’aventure qu’ils vont vivre ne va pas aider du tout. Cable a son objectif à accomplir pour le bien commun ; Deadpool aime l’argent et aimerait obtenir ce que propose de lui offrir l’Église de l’Unité. Et malheureusement, leurs projets sont en conflit direct !

         Enfin, pour terminer ce premier envoi, le troisième tome qui nous présente l’arc narratif Le Bon, la Brute et le Truand. Et déjà, je comprends un peu moins l’idée de proposer ce récit dans le troisième tome de la collection. En réalité, ce volume contient les épisodes 13 à 19 de Deadpool (vol.4), ce qui signifie qu’il manquera aux nouveaux lecteurs plusieurs éléments de l’intrigue et qui se seront déroulés dans les épisodes 1 à 12. Personnellement, ayant déjà lu les premiers épisodes en kiosque à l’époque de leurs sorties en 2013, cela ne m’a pas dérangé dans ma lecture. Mais en me mettant à la place d’un néophyte, j’ai vite noté plusieurs choses un peu dérangeantes, comme le fait que l’Agent Preston du S.H.I.E.L.D. soit dans la tête de Deadpool (ce qui se produit à la suite des événements des chapitres 1 à 6), ou encore plusieurs références au combat contre le démon Vétis (qui se déroule dans les chapitres 7 à 12) ou à T-Ray (se passant dans une série antérieure de Deadpool). Rien n’est réellement expliqué et c’est dommage de présenter l’histoire à partir de son milieu et non de son début. D’autant plus dommage que ça spoil un comic que les lecteurs de la collection pourront lire plus tard, sans compter qu’il faudra que ces derniers attendent les tomes 13 et 20 de la collection pour enfin voir ce qui précède le récit présenté dans ce troisième volume.

Néanmoins, ce « souci » n’enlève rien à la qualité de l’histoire de Gerry Duggan et Brian Posehn. Dans cette dernière, Deadpool se voit traquer par une ombre de son passé et décide de demander de l’aide auprès de deux autres super-soldats : Wolverine et Captain America. En plus de nous proposer une sublime collaboration entre trois gros personnages de l’écurie Marvel, ce récit met en place une énorme remise en question du mercenaire. Les événements qu’il va vivre dans cette aventure vont complètement le chambouler et lui faire revoir ses priorités et repenser à ses erreurs passées. L’Agent Preston, toujours dans sa tête, lui fournira une oreille attentive ainsi que des encouragements pour lui faire reprendre ses esprits quand il sera au plus bas. Deadpool n’est pas qu’un simple fanfaron et les deux auteurs l’ont bien compris, livrant ici une intrigue aussi poignante, triste et touchante que drôle et dynamique. Le rythme de l’histoire est très bien géré (hormis pour les deux premiers chapitres un peu longuets) et les dessins de Declan Shalvey apportent un petit quelque chose en plus qui rend ce tome splendide. Ce qui, je dois l’admettre, me fait un peu relativiser le souci de le proposer avant les chapitres 1 à 12 de Deadpool (vol.4).

         Bref, avec ces trois très bons tomes que nous offre Hachette, il s’agit d’un très bon départ pour cette collection sur le mercenaire le plus célèbre de l’univers Marvel !

         Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


  • Titre: Deadpool – La Collection qui Tue (tomes 1 à 3)
  • Album: 159 pages (1), 130 pages (2), 170 pages (3)
  • Editeur : Hachette Collection (mars et avril 2019)
  • Collection : Deadpool – La Collection qui Tue
  • Langue : Français
  • Prix : 3,99 (1), 8,99 (2) et gratuit (3)

    
HISTOIRE
80%
   
DESSIN
80%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
80%
    
AMBIANCE GLOBALE
80%

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