Rick Remender est de retour, avec cette fois le Canadien Wes Craig au dessin ! Encore une fois, Urban nous propose une de ses séries et c’est un succès en perspective.

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À l’inverse de sa récente sortie, Black Science, qui penche dans un univers de science-fiction, Deadly Class nous plonge dans un univers assez spécial, celui d’une Académie formant des ados à devenir des tueurs professionnels.

Sous ce pitch plutôt banal, on y trouve très vite une critique sur le système scolaire et ses dérives. Pour en être sûr, il suffit de lire les petits bonus écrits par Rick Remender lui-même à l’intérieur du tome 1.

Revenons en a notre histoire qui prend place dans cette Académie, qui ressemble un peu à celle de Harry Potter, en plus sombre, notamment grâce à ses règles, ses profs spécialistes dans chaque art, car oui, à la Kings Domion Académie on y apprend les arts létaux.

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Mais on y apprend et on y voit surtout la critique de la socialisation, avec les différentes familles et classes sociales qui y sont représentées. Car notre héros Marcus Lopez n’a rien pour lui ! Pas de famille, pas de titre, juste une réputation et il devrait en toute logique choisir un camp pour s’intégrer…

Encore une fois, là où Remener surprend c’est que l’histoire ne se passe pas du tout comme on l’attend. Marcus est un orphelin qui a lui-même décidé de vivre, plutôt survivre, dans la rue, qui rejoint cette classe de marginaux. Et lors de son intégration à Kings Dominion, c’est vers ces même laissé-pour-compte, qu’il va se diriger. On arrive facilement à trouver les similitudes entre la vie quotidienne et cette vie étudiante. Remender lie le tout avec une certaine facilité et on s’aperçoit très vite qu’il a de quoi dire…

On ne s’ennuie pas une seule seconde, tout y passe, que ce soit les clichés sur les familles de gangsters, les problèmes de drogue, etc. Toutes ces situations irréelles sont, à peu de choses près, calquées sur des situations que l’on a tous connu une fois au moins.

En ressort un texte fort, rempli de noirceur, mais en même temps accrocheur. Et malgré cette ambiance lourde, Wes Craig nous sort un dessin à la hauteur de son talent, avec de belles couleurs vives, dans un style cartonny-brouillon qui colle parfaitement au dynamisme de l’histoire. La mise en scène des 80’s est sublime avec ses couleurs psyché complètement déjantées, on arrive à croire parfois qu’on tourne sous LSD tellement on est happé par l’histoire.

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Je ne vais pas m’étendre plus longuement sur ce titre. Foncez simplement dessus ! Le résultat est surprenant, tant graphiquement que scénaristiquement, et malgré de longs monologues, l’action est suffisamment présentée pour équilibrer le tout. On voit que Remender et Craig s’éclatent et c’est tout bon pour nous !!!! Un must have !


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