Encore une B.D avec Dead dans le titre, allez-vous me dire ! Pour la sortie du Tome 3, intitulé Le Calice, je me suis refait l’intégrale de la série Dead Life, le premier Tome remontant à 2011. Du coup, on devrait pourvoir espérer échapper à une resucée de Walking Dead.

Dans les Tomes précédents, on voyait Curtis perdre tour à tour toute sa famille, suite à une infection zombie. Et il semblerait d’ailleurs que son père était en possession d’un calice datant des croisades à l’origine de tout ce merdier. Surtout que le propre fils de Curtis, Stephen, a joué avec et répandu l’épidémie. Du coup, c’est toute la famille qui était coupable de la propagation et ce n’est qu’un juste châtiment [divin?] qu’ils soient les premiers à mourir.

Curtis se joignait ensuite à la communauté de Galdercross, à laquelle il réussissait à s’intégrer, pour tenter de résister à l’infection.

Le Tome 3 débute par la narration de l’origine des pouvoirs maléfiques du calice, avec des planches montrant des Hospitaliers apportant la malédiction sur eux et tous ceux qui boiraient dans le calice. Ceci étant expliqué, retour au présent, où les gens de Galdercross subissent de plus en plus la pression des morts-vivants. Devant se ravitailler, mais aussi retrouver le calice, ils mettent en œuvre un plan ingénieux pour occuper les zombies, pendant qu’un autre groupe s’occupera de retrouver l’artefact disparu. Le salut est peut-être proche… ou pas.

Malgré l’argumentaire de l’éditeur, ce titre n’est pas vraiment un mélange historico-zombifique. L’élément « historique » n’est utilisé que pour justifier l’apparition des zombies et n’a pas la force que l’on pourrait imaginer dans le déroulement du récit. Si vous vous attendez à des chevaliers contre des zombies, vous en verrez, mais très peu. Ce Tome 3, tout comme le reste de la série, est plutôt la chronique d’une personne ordinaire confrontée à l’impensable. Loin d’en faire un John McLane de la chasse au zombie, Curtis subit plutôt les événements. Et il ne s’en tire pas vraiment avec panache.

Par contre, il est bien vu de la part de Jean-Charles Gaudin d’ancrer la cause de la zombification dans un pan d’histoire réel de façon à lui donner une explication. Autre point qui, là, m’a fait énormément plaisir, c’est que, pour une fois, les animaux sont touchés aussi. C’est bien vu et ça comble un manque au niveau de quasiment tous les films/séries/comics sur le sujet [J’ai bien dit « quasiment ». Ça a, entre autres, été le cas sur Resident Evil].

Les dessins de Joan Urgell sont très classiques, dans le registre réalistico-historique qu’on rencontre dans la B.D Franco-Belge. Les planches se suivent en égrenant une narration classique. Ce n’est pas du mauvais boulot, mais ça ne déchaînera pas non plus les passions. Les scènes de combat des chevaliers et, globalement, toutes les scènes gores, montrent une amélioration, Urgell faisant preuve d’un peu plus de folie. [ou alors j’aime juste voir des gens zombies se faire couper en morceaux].

Ce Tome 3 clôt donc la série, alors que quatre Tomes étaient initialement prévus. Le Calice termine les aventures de Curtis sans grande révélation finale. Comme son héros, la série donne l’impression de subir les événements et la difficile progression de l’histoire. Pour ma part j’aurais vraiment aimé voir une partie plus importante de la série se dérouler au temps des croisades.


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