Chronique de l’avent : Chocolate Vampire Tomes 1 & 2

Bientôt Noël! C’est la période faste pour les chocolats. Ou pour les vampires en chocolat… [C’est du grand n’importe quoi cette intro]

Bref! On va parler aujourd’hui de Chocolate Vampire Tomes 1 et 2 et, non, je n’ai toujours pas compris le pourquoi du titre, même après la lecture des deux Tomes.

Chiyo aime Setsu. Setsu aime Chiyo. Mais il y a deux problèmes. Le premier, ce ne sont que de (jeunes) enfants. Le second, Chiyo est humaine et Setsu un vampire. Peu importe. Ils vont conclure un pacte de sang les liant l’un à l’autre. Setsu ne pourra s’abreuver que du sang de Chiyo qui, elle, sera plus forte, plus endurante.

Quelques années plus tard, à l’adolescence, ce pacte s’avère être une vraie plaie pour Chiyo qui ne désire qu’une chose : en être libérée. Mais Setsu ne l’entend pas de cette oreille. Dur, dur de rester insensible quand les hormones et les sentiments s’en mêlent.

Un peu comme dans Twilight, ce n’est pas vraiment l’aspect mort-vivant-assoiffé-de-sang qui prédomine dans cette série. On est loin de 30 jours de nuit. Les vampires sont beaux et sexy, même lorsqu’ils commettent des actes que la morale réprouve. En ceci, la série de Kyoko Kumagai est dans le plus pur style Shôjo avec, justement, le même public cible que Twilight, l’adolescente prépubère.

Pour autant, la mangaka nous gratifie de quelques scènes un peu équivoques, à la limite de l’érotisme, en sexualisant la morsure du vampire. Si c’est léger dans le premier Tome, ça a tendance à s’affirmer dans le second. Même si ça rapproche, de fait, le manga du Dracula de Bram Stoker, où le vampirisme était lié à une certaine liberté sexuelle, je trouve que, dans le contexte actuel, ça aurait tendance à rabaisser le personnage de Chiyo.

En effet, si elle est un personnage fort et affirmé dans sa chasse aux vampires renégats, dès qu’elle est en présence de Setsu, elle adopte une posture de soumission. Là où le pacte de sang aurait dû être bénéfique aux deux protagonistes, il s’avère être uniquement une façon pour le vampire (le maître) d’avoir l’ascendant sur son humaine (la soumise).

À interpréter, à la lecture, comme une main-mise du genre masculin sur le genre féminin, ou comme une acceptation totale d’une sexualité consentante.

Au dessin, Kumagai travaille en numérique, ce qui permet de fournir un trait assuré et plutôt agréable. Ses personnages sont plutôt bien designés, même si, Shôjo oblige, les traits des personnages masculins ne sont pas très affirmés et penchent vers un lissage asexué excessif. Niveau mise en page, c’est parfois un peu fouillis, surtout lors des séquences d’action [oui, oui, vous avez bien lu, c’est un Shôjo avec de l’action]. Ces séquences sont maitrisées au niveau dessin, mais pas très lisibles en terme de mise en page.

Pas de mystère, Chocolate Vampire est un pur produit Shôjo, avec de beaux vampires. Ça se rapproche d’ailleurs plus de la bit-lit que du manga, tellement ça devient un genre à part. On aime ou on n’aime pas le genre. Pour ma part, ça reste un peu léger niveau profondeur des personnages.


  • Titre : Chocolate Vampire Tomes 1 & 2
  • Tankobon broché : 192 pages
  • Editeur : Soleil 
  • Collection : Gothic
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 978-2-302-07910-6 – 978-2-302-07911-3
  • Prix : 6,99€

    
HISTOIRE
65%
   
DESSIN
75%
    
CARACTÉRISATION
60%
    
AMBIANCE GLOBALE
65%