Commençons par le commencement. Avant même de faire la chronique, j’ai décidé de vous proposer un petit historique du personnage de Bloodshot.Bloodshotmodelsheet

Nous y voilà ! Bloodshot est un personnage créé par Kevin VanHook et Yvel Guichet en 1992 pour l’univers Valiant, qui a connu un succès immédiat. Un tel succès n’est pas passé inaperçu, et Acclaim (boite de jeux vidéo pour ceux qui ne seraient pas assez vieux ^^) a racheté les droits pour 65 millions de dollars. Fort de ce rachat, Valiant s’est exporté et a été traduit en plusieurs langues, dont le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le norvégien, etc… Suite à cette “mondialisation”, Valiant a connu un premier reboot de ses franchises pour être plus facilement adapté en jeux vidéo. Forcement, vu que c’est Acclaim qui avait les droits… Le succès ne fut pas aussi grand qu’attendu.

 

C’est donc en 2012 que Valiant a été remis sur le devant de la scène, avec un vrai bon relaunch purement comics. Exit, donc, le scénario de jeux vidéo, et place a un vrai univers interconnecté entre toutes les séries du catalogue.

Nous sommes donc en 2012, avec un Bloodshot nouvelle version, qui repart à zéro.

L’histoire est, dans les grandes lignes, la même qu’à l’origine, à quelques détails près, bien évidemment. La société et les mœurs ayant changés, le scénario s’adapte aussi à notre époque !

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Le pitch est “classique“, et moi qui ne suis pas fan des gros tas de muscles, j’avoue que le perso est plutôt bien traité.

Donc, pour le pitch, c’est très simple : Bloodshot est un ancien soldat légèrement, bon O.K, carrément, modifié au max grâce à des nanites injectées dans son sang. Après avoir perdu et retrouvé la mémoire plusieurs fois, Bloodshot décide de partir en quête de son identité et de se venger de ceux qui lui ont fait ça. Jusque-là une histoire de vengeance classique.

Sauf qu’il n’en est rien. En effet, Bloodshot est le résultat d’un programme appelé Rising Spirit, qui cherche à créer le soldat ultime depuis des décennies. On apprend donc que Bloodshot n’est pas le premier, mais plutôt l’aboutissement d’un projet de longue date, testé durant la seconde guerre mondiale avec des soldats grossièrement améliorés qui ont servi de cobaye pour diverses missions.BS_011_VARIANT_CLARK

Suite a ces expériences, les années d’après-guerre ont servi à développer et mettre au point la nanotechnologie qui donne à Bloodshot toutes ses capacités, et qui ont fait de lui le soldat ultime. Celui déployé pour les missions les plus difficiles et qui s’adapte à tout, que ce soit en combat ou en espionnage. Jusqu’au jour où, sur une mission banale, il se fait capturer. Et alors que l’on tente d’extraire les informations que sa mémoire contient, il se met en “sécurité”, et le processus déverrouille tous les faux souvenirs de Bloodshot, ceux qui avaient été utilisés pour le motiver dans les zones de guerre. Suite à ça, Bloodshot décide de se retourner contre le Projet Rising Spirit. Mais à notre grande surprise, ils sont passés à autre chose. En effet, fini les soldats modifiés, place aux enfants dotés de capacités hors du commun : les Psiots ! Fou de rage et ne voulant pas que ces enfants servent de cobaye, il décide de les libérer. S’ensuit une réaction en chaîne qui force Bloodshot, les Psiots, ainsi que les divers responsables de ces projets à lutter chacun pour ses convictions et défendre ce qu’ils croient juste.

Clairement, l’univers est riche. De plus, on voit apparaître des personnages de diverses séries de l’univers Valiant, qui viennent se greffer parfaitement au scénario et qui enrichissent d’autant plus l’évolution des personnages. Comme je le disais, je ne suis pas un grand fan des gros bras. Cependant, avec l’arrivé des Psiots, l’histoire change totalement de dimension. J’ai vraiment adoré.

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Coté graphique, les premiers numéros ne m’ont pas vraiment accroché côté scénario, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable. Par contre, à partir du Tome 3, où on voit Barry Kitson arriver sur la série, là, j’ai pris mon pied ! Et quand sur le tome 4, que Bliss Comics nous a gentiment fourni en avant-première, j’ai vu Emanuela Lupacchino et j’étais aux anges. La série, en plus d’avoir un scénario prenant, a gagné, à mes yeux, en qualité au fil des numéros et des mois qui passaient.

Vous l’aurez compris, avec Bliss Comics qui propose à nouveau cet univers en Français, je suis plus que ravi de pouvoir reprendre les séries là où j’ai dû les laisser. Et si vous ne connaissiez pas du tout l’univers Valiant et que vous êtes frileux de vous lancer malgré tout, n’oubliez pas que Bliss Comics va proposer pour le F.C.B.D un petit preview de ses séries ! Ce serait dommage de rater ça !

 


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