On poursuit notre exploration de l’univers Aftershock avec la nouvelle publication de nos amis de Snorgleux Comics : B.E.K, Black Eyed Kids [rien à voir avec un chanteur connu].

On suit la petite vie d’une famille ordinaire : la mère et ses deux enfants, Michael et Riley, vivant avec le nouveau mari. Et Jim, l’ex mari, toujours en contact et proche de ses enfants. Sauf que dans la petite bourgade se regroupe une horde d’enfants/ados. Ils sonnent à la porte de chez vous et demandent à utiliser votre téléphone. Malheur à vous si vous les laisser entrer : vous ne verrez que trop tard que leurs yeux sont complètement noirs!

Michael est embrigadé par cette bande et va s’en prendre à sa famille. Ce sera à Jim d’essayer de sauver sa fille de celui qui était son fils. Pendant ce temps, le chef du groupe de BEK kidnappe une écrivaine pour chroniquer la fin de la civilisation telle qu’on la connaît.

Joe Pruett s’approprie la légende urbaine, typiquement américaine et relativement récente, des Black Eyed Kids, littéralement les enfants aux yeux noirs. Sur ce postulat, il intègre une famille recomposée, censément heureuse et soudée, et en fait ressortir le pire. Le garçon tue sa mère et son beau-père, acte de contrition autant que de châtiment envers celle qui a créé une nouvelle cellule familiale en en écartant son père. Il tente de tuer sa sœur, se rendant ainsi unique s’il réussit. Pour finir il va également tenter de tuer son père, remplaçant ce dernier en tant que mâle dominant… Tout ça pour être accepté par le groupe de BEK, dans une abominable pression de conformité.

Et pour couronner le tout, Pruett n’explique rien, ou du moins pas grand chose. Qui sont les BEK? On comprend qu’ils veulent prendre la place de l’humanité, mais sont-ils des démons, faisant ressurgir le pire chez les plus jeunes? Ceux qui n’ont pas encore eu le temps de s’imprégner d’une conscience sociale?

Si on rajoute à cette histoire les dessins de Szymon Kudranski, on sombre carrément dans l’horreur. Etendons-nous, ce n’est pas ses dessins qui sont horribles, c’est  qu’il dessine sombre. Les planches sont toutes plus noires les unes que les autres, l’encrage étant très appuyé. Même la colorisation est sombre. Le tout, avec un découpage classique mais efficace. On se retrouve carrément dans un comic d’horreur. L’ambiance est pesante, sans toutefois être gore. En cela, le volume se rapprocherait des « Giallo » Italiens des années 60/70.

Encore une bonne pioche pour Snorgleux de nous proposer cette série qui réussit a être prenante pour le lecteur. À confirmer toutefois par un Tome deux, qui devrait nous donner la réponse aux interrogations posées par ce volume.


    • Titre: B.E.K – Black Eyed Kids – Tome 1
    • Album: 112 pages
    • Editeur : Snorgleux (23 Fevrier 2018)
    • Collection : Comics
    • Langue : Français
    • ISBN : 978-2360140633

    
HISTOIRE
85%
   
DESSIN
85%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
85%
    
AMBIANCE GLOBALE
85%


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