Ouais, mon p’tit gars. Bienvenue dans le fin fond de l’Amérique profonde. Celle qui s’en laisse pas compter, écoute de la country en astiquant ses fusils. On te l’a déjà dit : fais gaffe aux péquenauds! Beware of Rednecks, quoi, in V.O.

 

Vous l’aurez compris, ce nouveau one shot présenté par Doggy Bags nous envoie directement dans l’Amérique de ceux qu’on ne voit pas à la télé, ou au ciné. Enfin, sauf dans Massacre à la Tronçonneuse et consorts… Ce sont trois histoires qui nous sont proposées :

 

Dance or Die

Dans les Appalaches, un petit merdeux de la ville est venu filmer un festival de danse. Évidemment, il est également à la recherche de quelques sujets bien chauds pour pimenter son reportage. Mal lui en a pris de venir faire chier les Hillbillys.

 

The Bad Seed

Hamilton est un White Trash vrai de vrai. Un survivaliste pur jus qui vit en solitaire avec son fils totalement dégénéré. Et il faut que des petits cons viennent fourrer leur nez dans son abri antiatomique! Forcément, ça va se terminer la pétoire à la main.

 

Bone Pickers

Quand une bande de braqueurs bras cassés est en vadrouille dans le sud profond à la recherche de leur ancien complice pour lui faire la peau, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il la jouent finauds.

 

Le format “magazine” de Doggy Bags m’apparaît pour la première fois comme super intéressant. Je ne sais pas, c’est peut-être le sujet (l’Amérique profonde) qui me titille, mais de l’édito à la dernière page, j’ai trouvé le contenu des articles qui ponctuent ce Tome super intéressants. Et j’ai appris des choses, alors qu’il s’agit pourtant d’un sujet sur lequel je me suis déjà renseigné. En vrac, vous connaitrez la différence entre un Redneck, un White Trash et un Hillbilly, l’histoire du Dixie Flag ou des premiers esclaves sur le sol Américain. Chapeau au comité de rédaction!

 

Pour les histoires, pas de surprise. On en a pour son argent et ses dégénérés de première classe. Tous les protagonistes des trois histoires sont de purs clichés et c’est carrément assumé. Le côté péquenaud-paumé-violent est totalement assumé et jouissif à la lecture. Si vous avez aimé Redneck, ou tout ce qui touche de près ou de loin à des familles dégénérées perdues au milieu de nulle part, vous allez kiffer!

 

Au dessin, pas de surprises non plus. Si les différents artistes oeuvrant sur les histoires ont des styles différents, une certaine similitude, ou plutôt cohérence, est à noter. Cela se ressent surtout dans le design des personnages, aux vraies “gueules”, pour lesquels un trait légèrement caricatural est utilisé. En plus de bien s’adapter à la caractérisation, cela permet en plus de désamorcer un peu la violence graphique.

 

À ne pas faire lire à tout le monde, Beware of Rednecks est un bon petit volume bien sympa qui permet au lecteur de donner libre cours à une violence exutoire, débile et décomplexée. Vous savez que j’aime les films d’horreur de série B/Z. Eh bien c’est tout à fait ça, mais en comics.

 

 


  • Titre: Beware of Redneck
  • Album : 120 Pages
  • Editeur : Ankama éditions (21 septembre 2018)
  • Collection : Label 619
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 1033508896
  • ISBN-13: 978-1033508893
  • Prix : 13,90€


    
HISTOIRE
80%
   
DESSIN
80%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
95%
    
AMBIANCE GLOBALE
90%


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