Je vais revenir aujourd’hui sur le magazine Batman Rebirth #1. Comme pour Justice League Rebirth, je m’autorise à dévoiler des éléments, si ce n’est la totalité, de l’intrigue, pour livrer un avis complet. Si vous n’avez pas encore lu la revue et que vous souhaitez garder la surprise, fuyez !

La série, sobrement intitulée Batman, ouvre le bal avec son numéro Rebirth, suivi des deux premiers épisodes.

Les trois numéros, bien qu’intéressants, ne servent que d’introduction à l’histoire à venir. Les dessins sont plutôt agréables et si Snyder, précédent scénariste de Batman, aide à l’histoire du numéro Rebirth, ce n’est plus le cas pour la suite.

Tom King adopte un style bien différent de ce que l’on à été habitué à lire pendant plus de quatre ans et ça fait du bien !

Le récit se concentre d’avantage sur les interactions entre les personnages que sur des monologues intérieurs, comme pouvait le faire Snyder.

Si l’histoire ne semble donc pas avancer, je me suis délecté des discussions entre les différents protagonistes.

Si je peux comprendre la frustration que certains en retireront, de par le manque flagrant d’avancées scénaristiques pour le moment, j’en retire, en ce qui me concerne, un très bon moment.

Cependant, il faut espérer que la série ne s’attarde pas trop non plus sur des discussions, certes sympathiques à lire, mais sans avancée majeure dans le fil conducteur, sous peine de perdre le lecteur. D’autant plus qu’avec une parutions bimensuelle aux USA, la série ne peut vraiment pas se permettre de ne rien raconter.

Dans les faits, donc, l’histoire ne fait que commencer et j’attends les prochains numéros pour en découvrir un peu plus sur Gotham et Gotham Girl, ces deux héros présumés qui pourraient tout aussi bien devenir des vilains.

Affaire à suivre.

On enchaîne sur Detective Comics #934,935 et 936, qui viennent nous conter les aventures d’une toute nouvelles équipe, dirigée par Batwoman, comprenant Robin (Tim Drake), Orphan (Cassandra Cain), Spoiler (Stephanie Brown) et, très bonne surprise, Gueule D’Argile.

Pour ceux qui se poseraient la question, la numérotation d’origine à été reprise, ce qui explique le gros chiffre.

Inutile de vous cacher que la série ne m’a pas du tout emballé pour le moment. Les raisons qui poussent Batman à inciter Batwoman à créer cette équipe me semblent mauvaises.

L’objectif est ici de correspondre à un genre de Batman Inc, mais sans l’appartenance à un pays précis.

Je n’ai pas du tout aimé le concept de Batman Inc, il est donc plutôt logique que l’idée ne me plaise pas non plus ici.

De plus, cette première histoire est bien plus centrée sur Batwoman que sur le reste de l’équipe, qui semble complètement invisible. Mention spéciale à Orphan et Spoiler, qui apparaissent fades, alors même que ces deux personnages ont par le passé été des Batgirls, loin d’être inutiles.

Le gros intérêts, à mes yeux, réside dans le potentiel scénaristique de Gueule D’Argile, qui souhaite ici se racheter une conduite. Le personnage n’ayant jamais été foncièrement mauvais, comme c’est le cas pour Mr Freeze, j’adhère complètement à l’idée de faire de lui un héros en devenir.

Si je n’ai rien contre l’existence même de cette série, qui, pour moi, est loin d’être condamnée, j’ai par contre un gros problèmes sur le fait de lui offrir le titre Detective Comics, qui n’est pas du tout représentatif de ce que souhaite vouloir nous proposer la série sur le papier.

Encore une fois, affaire à suivre…

Pour terminer, nous avons droit à la série Nightwing, et précisément à son numéro Rebirth puis son tout premier épisode.

Cette fois encore, je suis partagé. Il est vrai que de revoir Dick dans son costume de Nightwing original fait plaisir, surtout après ce long passage Grayson.

Soyons honnêtes, je n’ai pris aucun plaisir à lire la série Grayson. Tout ce délire « agent secret » à fini par m’agacer, alors que j’étais plutôt curieux au départ.

L’annonce d’un retour à la série Nightwing signifiait donc la fin du calvaire. Pourtant…

Bien que Nightwing soit de retour, c’est pour lui faire instantanément infiltrer une organisation, et pas des moindres, puisqu’il s’agit de la Cour des hiboux.

Alors oui, même si c’est bien moins flagrant, Nightwing semble toujours emprunter son chemin d’espion, à mon plus grand désarroi.

Heureusement, je me rassure en ayant conscience que tout ceci est probablement là juste durant un arc.

Je vois mal les scénaristes justifier pendant vingt numéros que Nightwing soit infiltré dans la Cour des hiboux, ou plutôt si, je le vois très bien et ça signifierait pour moi une condamnation définitive de la série.

Le constat global reste donc plutôt amer. Heureusement, je sais que mes critères ne sont pas spécialement les vôtres, et il y a donc de fortes chances que le tout vous ait plu, ou vous plaise, bien plus qu’à moi.

C’est pourtant bien dommage, car appréciant beaucoup Batman, je me sens floué.

Loin de moi l’idée de dire que les séries sont mauvaises, ce n’est clairement pas le cas, mais elles ne sont pas non plus incroyables.

La diversité est bien présente et nul doute que chaque lecteur devrait trouver ce qui lui correspond. Mais ce début de Rebirth ne révolutionne que très rarement les séries, et pour beaucoup, on a juste l’impression d’une continuité du N52. Néanmoins, quelques changements mineurs rendent le tout plus digeste et agréable pour le fan de longue date.

Une chose est sûre, le chemin est encore long pour retrouver un univers riche. Le renouveau n’en est qu’à son balbutiement et un premier bilan pourra être fait d’ici quelques mois, quand les histoires auront pu s’installer et ainsi étoffer le tout.

Je prend donc mon mal en patience, dans l’espoir d’être séduit d’ici quelques numéros !

Maki


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