Pile à temps pour la sortie du film dans les salles [qui n’est pas vraiment QUE le navet qu’on a voulu nous vendre – même si j’émets un gros bémol sur le choix du vilain], Kana nous propose en manga Batman et la Justice League. Comme quoi, le hasard fait bien les choses… Et mélanger le manga et les comics, ça donne quoi ?

Rui, un jeune Japonais, arrive à Gotham à la recherche de ses parents. Naïf et confiant il se retrouve dès le départ en mauvaise posture, la police elle-même s’en prenant à lui. Heureusement, Batman est là [ta-daaaa] pour le sauver. Le fait est que, même sans l’intervention du Chevalier Noir, il aurait pu très bien s’en sortir tout seul grâce à sa maitrise des arts martiaux. Une fois cette première aventure passée, il s’en ira rendre visite à Bruce Wayne, qui le prendra sous son aile. Mais qui donc est responsable de la disparition des parents de Rui ?

Bon. Comment dire ? Saluons l’adaptation en manga de la mythologie purement U.S des super-héros. En plus de Batman, Shiori Teshirogi nous propose également quelques passages Supermaniens et Justice Leaguesques. Ceci mis à part, ça ne vole pas haut et c’est même… chiant ! Batman est plat et sans envergure, on comprend dès le départ que Rui va finir en Robin et le complot du Joker vole aussi haut qu’une mouette anorexique s’étant fait ronger le bout des ailes par Flipper le dauphin.

En soi, le récit ne permet pas de s’identifier, ou de retrouver les personnages que l’on connait et ce scénario basé sur des lignes de force, les Ley Line, ne prend pas. Si on rajoute les péripéties abracadabrantesques et les coïncidences un peu trop grosses, on se retrouve avec une histoire à laquelle il manque du liant.

Au dessin, toujours par Teshirogi, c’est du purement manga. Ne vous attendez donc pas à un graphisme pouvant s’inspirer de ce qui a été fait habituellement. Pas d’art déco dans la description de Gotham. La ville est ici secondaire. Les personnages ont tous subis un lifting et ont l’air d’avoir 16 ans. Difficile pour le coup de les prendre au sérieux, même s’ils ont un look pas très typé manga, à l’inverse de Rui qui, pour le coup, fait tache.

Soyons franc : pour tout amateur de comics, ce volume est à éviter. À moins d’être masochiste ou collectionneur. L’histoire et le dessin sont formatés pour les (jeunes) personnes ne connaissant rien à l’univers D.C et lecteurs (uniquement) de mangas. Je vous laisse le lien vers le premier chapitre qui, même s’il n’est pas représentatif de l’ensemble du Tome, vous laissera vous faire votre propre opinion. Pour ma part, je vais me remettre du collyre.

Le premier chapitre, gracieusement offert par Kana


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