On vous a déjà parlé de Gotham by Gaslight, je sais. GL nous a proposé une belle chronique sur l’anime/dessin animé sorti il y a quelques temps. Mais avant la version animée, il y a la version comic, que nous allons aborder aujourd’hui.

 

Le scénario ne varie pas par rapport à l’adaptation : à l’époque Victorienne, Bruce Wayne quitte Londres pour revenir à Gotham après avoir fait le tour du monde pour se former. En même temps que le milliardaire, Jack l’Éventreur traverse l’Atlantique. À Gotham, il reprend ses bonnes vieilles habitudes et va éventrer bon nombre de dames de petite vie. Wayne, de son côté, a revêtu la cape de Bat-Man pour apporter un peu de justice dans cette ville.

La seconde partie, toujours  à l’aube du 20ème siècle, voit Bat-Man sortir de sa retraite pour affronter le Maître du Futur, tentant de rançonner la ville.

 

Le scénario de Bryan Augustin mêle adroitement les légendes de Batman et de Jack l’Éventreur. Ce Bruce Wayne ayant à peine fini son “apprentissage” se voit confronté à un adversaire auquel il ne s’attendait pas. Plus que Jack, c’est surtout la réaction des citoyens de Gotham à l’encontre de Bat-Man qui est intéressante. En un temps de terreur, il est facile pour eux d’amalgamer les deux figures pour n’en faire qu’une. En parallèle, Bruce Wayne se pose quasiment comme un étranger dans sa ville, malgré tous les grands sourires qu’on peut lui faire par devant. Ce qui entraînera son accusation pour des crimes qu’il n’a pas commis, son alter-ego ne pouvant lui sauver la mise qu’au dernier moment.

 

La seconde partie du volume est… dispensable. Effectivement, on retrouve les protagonistes de la première partie pour une suite qui s’enlise dans une représentation de Gotham un peu trop semblable, à mon humble avis, au Paris de cette même époque, exposition universelle incluse. Et soyons honnêtes, le Maître du Futur fait un peu pitié.

 

Au niveau des dessins, les planches d’Eduardo Barreto et de Mike Mignola ont vieilli. Certes, la première partie est un peu plus sombre que la seconde, rendant justice à l’ambiance “gaslight” qu’on nous propose. Malgré tout, le trait de Barreto sur le Maître du Futur est plus fin et plus détaillé. Ce sont deux conceptions diamétralement opposées qui nous sont proposées, expliquant peut-être que j’aie eu plus de mal avec la seconde partie [que je ne connaissais pas, à l’inverse de Gotham by Gaslight que j’avais lu en V.O à sa sortie].

Le plus gros “hic” de ce volume, c’est la retouche numérique des planches et de la colorisation. À grands coups de filtres Photoshop, la restauration saute aux yeux comme une tartine hors du grille-pain! Les effets ne sont pas assez bien intégrés à la trame. Ils sont trop propres, trop actuels et gênent considérablement la lecture.

 

Comme toujours dans ses rééditions, Urban a mélangé le bon et le moins bon, mais a gardé une véritable cohérence dans l’édition de ce volume, proposant l’intégralité du matériel Gotham by Gaslight. Malheureusement, le matériel restauré n’est pas à la hauteur de celui proposé dans Batman : Vampire.

 

La notation prendra en considération l’ensemble de l’album, proposant une moyenne sur les deux histoires.

 

 


  • Titre: Batman : Gotham by Gaslight
  • Album : 120 Pages
  • Editeur : Urban Comics (22 Juin 2018)
  • Collection : DC Deluxe
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 9791026814658
  • Prix : 20€ (DVD inclus)


    
HISTOIRE
75%
   
DESSIN
70%
    
COLORISATION
40%
    
CARACTÉRISATION
75%
    
AMBIANCE GLOBALE
70%

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