Bon allez, soyons honnêtes, y’a pas plus mainstream en B.D qu’Astérix. Malgré tout, devant le phénomène, on ne pouvait pas faire l’impasse sur une petite chronique, juste pour le plaisir et la Madeleine de Proust. Car oui, je le sais, vous comme moi, on a tous biberonné aux aventures du petit Gaulois.

C’est le bazar en Gaulle et dans tout l’Empire Romain. Plutôt que de s’occuper de l’entretien des routes, Lactus Bifidus préfère dépenser les deniers publics dans des orgies. Se retrouvant coincé, il décide de détourner l’attention en organisant une course de chars à travers toute l’Italie. Tous les peuples de l’Empire Romain peuvent y participer, mais César a été clair : seul un Romain peut gagner. Si le champion de Rome, Coronavirus, a toutes ses chances, il ne faudra pas sous-estimer l’équipage Gaulois composé, vous vous en doutez, d’Astérix, Obélix et Idéfix.

Jean-Yves Ferri continue à nous raconter les aventures du mondialement célèbre Gaulois. Pas de surprise, le caractère du personnage est connu et l’auteur ne sort pas des clous. Comme d’habitude, l’histoire est également l’occasion de régler ses comptes avec la Société, que ce soit dans la folie sportive des spectateurs, les détournements de fonds publics, ou l’état des routes. La seule petite nouveauté, d’après moi, est que César parle maintenant comme Alain Delon, à la troisième personne, ce qui me semble être l’apport le plus important des derniers films. Pour le reste, comment dire… c’est du Astérix.

Au dessin, là encore, on retrouve Didier Conrad, digne successeur d’Uderzo. Astérix ne vieillit pas, ne change pas. On reste dans un immobilisme intemporel dans la description du Gaulois, de ses amis, de son entourage, bref, de tout ce qui a fait le succès de la B.D. Je ne m’étendrai pas, c’est du pur classique, que ce soit au niveau du dessin, de la composition des planches ou de la colorisation. Pas que je m’en plaigne, c’est ce qu’on recherche à la lecture d’un Astérix.

Aventure classique, donc, que ce Transitalique. Un Astérix à lire absolument pour ne pas mourir idiot et pouvoir dire : « oui, je l’ai lu. Oh, tu sais, c’est un Astérix ». Oui, sauf que, comme pour les boites de chocolat, on à tendance à toujours y revenir. La Madeleine de Proust, c’est impossible de s’en séparer.


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