Deadpool – la Collection qui Tue (Tomes 14-15)

Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le septième envoi contenant les tomes 14 et 15 de la collection !

Commençons dans l’ordre avec le premier ouvrage. Celui-ci, intitulé Dark Reign, comprend les chapitres 6 à 12 de Deadpool vol.3 ainsi que deux chapitres des Thunderbolts, et fait directement suite aux événements relatés dans le huitième tome de la collection. Après l’invasion des Skrulls et la tentative  de récupérer des informations importantes à bord du vaisseau de la Reine pour le compte du S.H.I.E.L.D. (tentative ayant échoué à cause de Norman Osborn), le mercenaire est plus que remonté contre Normie et souhaite se faire payer pour ses services rendus contre son gré. Mais Normie n’entend pas traiter avec le Mercenaire Disert et, fièrement nouveau directeur du H.A.M.M.E.R. et dirigeant les nouveaux Dark Avengers, ainsi que les Thunderbolts, l’homme d’affaires va tous ces tueurs s’en prendre à Deadpool pour mettre un terme à son chantage. Cela va donc nous donner des combats épiques et de l’humour en cascade.

         Ce tome est vraiment excellent. Le récit de Daniel Way (et d’Andy Diggle pour les deux chapitres de Thunderbolts) est complètement dingue et nous présente un Deadpool désespéré de ne pas avoir eu la reconnaissance qu’il mérite. Tout au long du récit, la tension monte, les buildings explosent et c’est l’escalade dans la débauche de moyen que Norman Osborn met en place pour arrêter le mercenaire.

         Pour ce qui est des dessins, c’est vraiment très beau, que ce soit ceux de Paco Medina pour Deadpool ou ceux de Bong Dazo pour Thunderbolts, le tome est superbement illustré (même si j’ai tout de même une préférence pour le premier artiste). Et les couleurs de Juan Vlasco ne sont clairement pas en reste. Le seul réel souci de ce tome, visuellement, c’est le changement d’un artiste à l’autre lors du crossover entre les séries Deadpool et Thunderbolts. La différence de dessin ne choque pas vraiment, mais ce n’est pas le cas de la divergence des designs de personnages. Et c’est particulièrement flagrant sur Yelena Belova (l’autre Black Widow) qui passe d’un chapitre à l’autre d’une femme très pâle aux cheveux longs et blond très clair à une femme bien moins pâle avec des cheveux mi-longs et presque argentés. Mais hormis ce petit souci de continuité lors du crossover, le tome reste un superbe ouvrage et nous donne lecture des plus agréables.

         Passons à présent au second volume de cet envoi, La Guerre du Messie, contenant le crossover entre les séries X-Force et Cable. Et là, je suis un peu tiraillé. L’intrigue prend place entre deux récits majeurs du monde des X-Men : Le Complexe du Messie et Le Retour du Messie. Et personnellement, j’adore ces trois histoires tournant autour du personnage de Hope. Je ne vous en dirai pas trop sur l’intrigue pour ne pas vous spoiler les deux autres récits, mais sachez juste que la X-Force se retrouve envoyée dans le futur pour aider Cable et qu’ils trouveront sur place Deadpool, toujours en vie après près de mille ans.

         Mais ici, le souci, c’est que je n’aime pas ce récit en tant qu’histoire sur Deadpool, mais en tant que tournant importants pour plusieurs personnages mutants (Cable, Angel, Hope, etc). Et je pense que l’horizon d’attente va jouer énormément sur le ressenti de chaque lecteur. Si vous vous attendez à un récit avec Deadpool, vous serez déçu, car finalement, même si on le voit régulièrement, il ne joue qu’un rôle mineur (hormis dans le chapitre 13 de Cable dans lequel il nous explique comment il est arrivé là). En revanche, si vous le lisez en voulant une bonne histoire sur les mutants, dans lequel Deadpool vient faire quelques blagues, vous pouvez passer un excellent moment (si tant est que vous ayez au moins lu Le Complexe du Messie avant pour ne pas être complètement perdu). Car finalement, on va y suivre le combat acharné entre Cable, Stryfe et Bishop ainsi que le combat interne d’Angel face à sa réunion avec Apocalypse. Et c’est le seul « reproche » que l’on pourrait trouver à ce tome. Dans une collection X-Men, X-Force ou même Cable, il aurait toute sa place ; mais dans une collection Deadpool, il est finalement assez anecdotique, le Mercenaire Disert servant plus de faire-valoir qu’autre chose. Cela dit, malgré ce souci, ça reste une excellente lecture à mes yeux.

         En somme, il s’agit là, à nouveau, d’un superbe envoi même si l’un des deux tomes plaira peut-être moins à ceux ne connaissant pas bien l’histoire des mutants. Mais personnellement, j’ai adoré relire ces deux récits !

         Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


  • Titre: Deadpool – La Collection qui Tue (tomes 14 et 15)
  • Album: 209 pages (14), 178 pages (15)
  • Editeur : Hachette Collection
  • Collection : Deadpool – La Collection qui Tue
  • Langue : Français
  • Prix : 12,99€

    
HISTOIRE
80%
   
DESSIN
80%
    
COLORISATION
80%
    
CARACTÉRISATION
80%
    
AMBIANCE GLOBALE
80%